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Monty's Bay Marina -- Nous sommes ici !
Depuis Beaufort, nous avons repris l'Intracoastal Waterway puisque sur notre route nous devions passer devant le Cap Hatteras en prenant l'océan. Le Cap Hatteras a souvent des conditions difficiles pour la navigation de plaisance.
De même, nous avons décidé de passer par la Baie de Chesapeake au lieu de prendre l'océan. La Baie de Chesapeake demeure une destination que nous avons bien aimée l'automne dernier.
Toutefois, il faut reprendre l'Atlantique une fois rendu à Cape May jusqu'à New York.
Enfin, un détour vers Long Island puisque nous avons du temps et nous reprenons la Rivière Hudson vers le nord.
Voici nos escales depuis Beaufort :
Une longue route qui marque la fin d'un merveilleux voyage et le début d'une saison estivale 2009 au Lac Champlain. À noter que nous avons changé notre plan de navigation initial, c'est-à-dire que nous allons au Lac Champlain cette année.
La journée a été exceptionnelle. Le vent était faible avec un beau soleil chaud. Cette partie de l'Intracoastal est facile, surtout qu'elle est traversée par deux rivières. On a fait la route voile et moteur sur une distance de 65 milles. À notre départ de Beaufort, le voilier Island Girl nous appelle par la VHF, ils viennent d'arriver après plusieurs heures de navigation sur l'océan. Aussi, Jacques et Nicole du bateau Oliver Plunket, que l'on croise souvent, est encore pris pour faire réparer sa pompe à diesel.
Beaufort est une charmante ville touristique, pleines de boutiques. Le quai municipal attire beaucoup la population locale et les touristes. En face de ce quai, on aperçoit un parc, une plage et des chevaux. Il y avait une ambiance d'enfer lors de notre séjour.
Quant à Belhaven, c'est une escale intéressante. L'ancrage est minimalement protégé à l'aide d'un breakwater. L'automne dernier, on y était resté quelques jours.
En fait, "nulle part" est un ancrage près de Buck Island située au nord du Albemarle Sound. On est arrivé avec le coucher du soleil et on pouvait entendre le chant des bestioles. La route a quand même été agréable et notre troisième équipier, l'autopilote, a été mis à contribution d'autant plus que la profondeur de l'eau exige moins de vigilance de notre part.
Beau trajet, sans problème. On est attaché sur un quai fournit par la ville de Great Bridge et on a fait l'épicerie. On décide de s'arrêter une journée avant de reprendre la route vers Norfolk. Great Bridge est vraiment un endroit plaisant pour s'arrêter.
Plus on remonte vers le Québec, plus il fait froid et les annonces de pluie se font plus fréquentes. On décide de prendre une marina à Norfolk et de passer la journée en ville.
Honteux des moustaches jaunes que notre voilier a sur sa coque, on a trouvé un produit pour nettoyer cette couleur laissée par l'eau de l'Intracoastal. Un produit miracle que l'on applique avec un pinceau, en deux heures tout était fait (du FSR). Dire qu'à Québec, il me fallait une fin de semaine pour arriver au même résultat !!!! je n'avais pas le bon produit.
En fin de journée, on s'est déplacé près de Hampton Roads pour être plus proche de la Baie de Chesapeake. Nos amis du Oliver Plunket étaient déjà arrivés. Donald a eu l'occasion de jeter un coup d'oeil au moteur de ce bateau. Il y a de quoi faire rêver la plupart des gars.
Solomons Island est un endroit où nous voulions arrêter pour quelques jours. Le trajet pour s'y rendre a duré plus de 12 heures et il y avait de la pluie et des risques d'orages. Jacques du Oliver Plunket nous avisait des cellules orageuses qui passaient. Il possède un système Sirius qui lui permet d'accéder aux images radar. Ça nous rassurait beaucoup et ça nous a motivé à poursuivre notre route sachant ce qu'il y avait autour et au-dessus de nous. Nous avons quand même eu une petite orage avec du vent de 30 nœuds qui a durée quelques minutes.
Notre ancrage est très protégé et calme, car nous allons au fond de la baie. De plus, on a plusieurs services à proximité, épiceries, West Marine, buanderie, etc. Le personnel de la Marina du Holiday Inn a été encore très accueillant et se souvenait de nous.
Le choix de notre destination était incertain, ça dépendait de la façon dont la température virerait. Finalement, on a réussit à se rendre à la Sassafras River que nous connaissions déjà. Décor enchanteur et tranquillité absolue, très bien protégé avec un fond de bonne tenue. Le rêve du navigateur dormeur...
Cette fois-ci la destination ne laissait aucun doute, car la pluie et les orages étaient annoncés pour la fin de journée. C'est à la rivière Cohansey, une nouvelle escale où nous avons ancrée. Surprise, à l'entrée il y a moins d'eau qu'annoncé, pourtant il devrait y avoir plus de 10 pieds d'eau dans le chenal. On s'ancre et descend le dinghy. Donald va prendre des sondes pour savoir où passer, d'autant plus qu'il n'y a pas d'autres endroits où s'arrêter cette nuit. Comme de fait, quelques pieds de distance, nous passions dans vingt pieds d'eau (il faut coller le côté vert comme le recommande Skipper Bob).
Nous avons passé une nuit turbulente, pluie, orage, mais bien à l'abri des vagues. La rivière Cohansey est tortueuse, on voyait le village pas trop loin ã environ un mille de distance et pour s'y rendre, il faut contourner les méandres, ce qui fait presque quatre milles à parcourir. Nous y avons renoncé.
Semaine orageuse, temps habituel pour la Chesapeake et la Delaware durant le mois de mai.
Nous avons descendu la Baie du Delaware pour nous rendre à Cape May. Mais juste sur le bord de l'Atlantique, encore un orage, mais pas n'importe quoi, un gros écœurant nous a tombé dessus.
Le service météo de la NOAA annonçait des orages violents avec des vents de 45 nœuds et plus. Les vagues se sont développées et les vents augmentaient à l'approche des orages. Presque rendus au changement de cap pour virer vers Cape May, un gros orage nous a convaincu de se diriger l'autre côté de la rive pour se protéger, i.e. vers Cape Henlopen. Une fois le brise lames de Cape Henlopen passé, la situation s'est améliorée et, de fait, le beau temps est revenu. Bon, il était à peine 16 heures, nous avons décidé de tenter notre chance vers Cape May ... en espérant qu'il n'y ait pas d'autres orages à l'horizon. Ce dernier 2 heures a été quand même difficile car il y avait des grosses vagues désordonnées qui faisaient rouler le bateau. Il y en a pas de facile.
Le voilier Island Girl était déjà arrivé à Cape May. Nous avons profité pour visiter la ville avec eux et organiser un bon souper. Quelle belle journée.
Wow Cape May ! Quelle charmante ville ! Beau décor avec des bateaux de pêche, des maisons coquettes avec un style très particulier. Un coin touristique plein de boutiques. Et le restaurant/poissonnerie Lobster House, à ne pas manquer. Ce sont des jours comme ça qui nous font oublier les difficultés de la navigation.
On oublie aussi les difficultés d'ancrage, car l'espace à Cape May est restreinte. Il y a du courant ce qui fait que les bateaux doivent être munis d'un bon système d'ancrage. Durant la première nuit, le bateau voisin (un trawler de 40') s'était ancré avec un système inadéquat (ancre trop petite, 10 pieds de chaines et plus 100 pieds de corde). Durant la nuit, ce bateau est venu se coller sur le nôtre lorsque la renverse du courant s'est faite. Une chance qu'il ne ventait pas. Il a eu droit aux recommandations du capitaine "connaisseur" du Alto. Heureusement, il n'y a eu aucun dommage.
Départ de Cape May vers 11 heures le matin en direction d'Atlantic City. Le voilier Island Girl est parti vers 7:30 heures le matin et ils nous appelé pour nous dire que les conditions de navigation étaient bonnes malgré les vents de 15 à 20 nœuds avec des rafales à 30 nœuds.
Les conditions étaient agréables, journée ensoleillée et venteuse. D'un côté, la houle Atlantique aux huit secondes était douce et de l'autre côté, une petite vague se formait avec moins de deux pieds de hauteur. Le vent a été suffisamment fort les trois premières heures pour que l'on arrête le moteur. Notre voilier était propulsé à une vitesse de 8 à 8,5 nœuds. On a dû démarré le moteur la dernière partie du voyage, car le vent diminuait malgré les pointes occasionnelles à 30 nœuds. Ça c'était de le belle voile.
Atlantic City n'était qu'une escale puisque l'automne dernier on y avait passé quelques jours. On avait aussi une fenêtre météo pour se rendre dans le coin de New York le lendemain.
Notre parcours d'Atlantic City vers Sandy Hook a duré plus de 12 heures. Les vents ont été variables toute la journée et même très faibles parfois. Le courant a été contre nous presque tout le trajet. L'autopilote a travaillé pour nous tout le temps et, à tour de rôle, on assurait une vigie et des petits sommes. On s'est ancré dans le bassin de Atlantic Highlands et on est allé visité les lieux. La marina n'était pas encore ouverte, c'était paisible.
De la pluie et du fort vent étaient annoncés pour les prochains jours. On a choisi d'aller vers Long Island au lieu de la 79e à New York. Notre choix s'est porté vers Manhasset Bay pour quelques jours. Nous avons passé en-dessous des ponts de Brooklyn et ... en plein coeur de New York. Cette baie est vraiment belle avec plusieurs marinas et des centaines de mooring. Nous avons jeté l'ancre et malgré les vent du sud de 30 à 35 nœuds pendant des heures, tout a bien été.
Nous allons vers New York, s'imprégner de l'ambiance de cette grande ville qui possède une population diversifiée. Il y a de tout à New York. On est retourné à l'épicerie Fairway sur Broadway ou l'abondance et la variété dépasse l'imaginaire. On aurait passé des heures et des heures là-bas, mais il y a tellement de monde qui circule dans les allées que ça devient fatiguant.
Encore une fois, on a des problèmes avec le Wifi. Il y avait un donateur qui offrait une ligne Internet l'automne dernier. Ce n'est plus disponible, il a dû faire des économies en coupant là-dessus ... Je trouve quand même incroyable qu'une des villes les plus riches au monde n'offre même pas de connexion Internet à la marina et au parc de la 79e de Manhattan.
L'automne dernier, nous avions aimé cet endroit. En prenant un tangon, on pouvait avoir les services d'un water-taxi. Ce printemps, la marina ne loue pas ses tangons aux visiteurs, il faut être membre. On s'est ancré pour une nuit et on est reparti. Et pour ceux que ça intéresse, n'allez pas vous ancrer là avec un vent du nord, c'est brasseux. La nuit n'a pas été très reposante.
On s'ancre encore une fois. La nuit est calme, le hic s'est que c'est très profond à l'abri de Esopus Island (30 pieds d'eau) et il faut mettre le 150 pieds de chaîne. Le lendemain matin, un paysage des plus rêveurs s'offrait à nous. Une belle brume recouvrait la rivière ... l'effet du chaud et du froid.
Le lendemain, c'est l'étape stressante du démâtage. Afin de sauver du temps à Catskill, Donald a préparé tout ce qu'il pouvait faire en cours de route pendant que France gouvernait le bateau (ex. enlever les voiles, les cordages, la boom, et plein de trucs). Nous avons retrouvé dix pièces de bois sur treize du support pour le mât dans l'amoncellement des supports qu'un peu tout le monde laisse à Riverview Marine Services.
En moins de deux heures, nous étions prêts à démâter. Tout s'est très bien passé grâce à la compétence de Mike, John et Anthony. Mais s'est quand même toute une journée de travail et je peux dire que la nuit a commencé tôt le soir...
Nous sommes arrêtés dans cette ville accueillante pour quelques jours. Le temps de mettre à jour le site, de faire du ménage dans le bateau et de visiter les lieux magnifiques dans une température idéale. Waterford offre un grand quai pour 10 à 15 bateaux avec l'électricité, les douches gratuites pour les deux premiers jours. Il en coûte 10$ par jour par après. Et l'accueil assuré par des bénévoles est très plaisant.
Nous avons eu un pique-nique parfait jeudi avec l'équipage du Island Girl et Mystic de Québec. La température était chaude et sans vent toute la soirée, le repas était diversifié et très bon puisque tous ont contribué, aucun moustique pour nous achaler, le décor était intime et beau et la compagnie était tout ce qu'il a de plaisant.
Voici la liste des escales faites depuis notre arrivée à Palm Beach en Floride :
La remontée nous semble beaucoup plus facile que l'automne dernier, car maintenant on connaît la plupart des escales.
Bien que pratique, le passage par l'Intracoastal Waterway n'est pas toujours agréable. C'est pourquoi, nous avons décidé de prendre la mer lorsque l'occasion se présenterait.
Belle sortie de 70 milles nautiques. Départ de Palm Beach vers six heures le matin et arrivée à Fort Pierce à 14 heures. Les vents variaient de 10 à 15 nœuds du nord.
Nous avons pêché deux beaux thons (des Little Tunny) que nous avons dégustés le soir même ainsi que le lendemain.
Nous avons pris la St.Johns River vers 11 heures et nous sommes arrivés à Fernandina Beach vers 19 heures. Les vents étaient du sud-sud-est et ils ont varié de 15 à 25 nœuds dans la journée et la houle était bien formée. Les conditions de mer ont été difficiles d'après le capitaine.
Long parcours, mais agréable. Il s'est fait pleine voile et moteur sous des vents de 10 à 15 noeuds. Départ à 4 heures du matin et arrivée à Beaufort de la Caroline du sud à 9 heures le soir, 123 milles nautiques.
Nous étions à l'ancre à Wrighstville à côté du Masonboro Inlet. Les vents étaient calmes et ceux annoncés aussi. Le parcours pour se rendre à Beaufort était de 70 milles nautiques. On est parti à 6:30 heures le matin et arrivé à 17 heures à Beaufort.
La journée a été formidable. Voile et moteur tout le trajet à une vitesse moyenne de 7,5 nœuds avec un vent apparent de 6 à 13 nœuds au près bon plein.
L'automne dernier, nous avions fait ce parcours par l'Intracoastal Warterway pour un total de 15 heures sur deux jours. Cette route comporte une attente pour l'ouverture de quatre ponts (dont deux aux heures fixes), de multiples hauts-fonds occasionnés par cinq entrées/sorties à l'océan (Manson Inlet, New River Inlet, Browns Inlet, Bear Inlet et Bogue Inlet). De plus, il y a une zone militaire, le camp Lejeune, qui est parfois fermé pour des pratiques.
Il est beaucoup plus agréable de prendre l'océan que l'Intracoastal lorsque les conditions de vent et de mer sont au rendez-vous.
Lorsque nous sommes arrivés à Vero Beach, nous avons rencontré nos amis ontariens (Sweet Chariot, Sand Castle et Celtic Cross). Naturellement, ils allaient à un Happy Hour. Nous avons décidé de rester au bateau pour nous reposer et aussi pour déguster le thon qu'on avait pêché dans la journée.
À St. Augustine en Floride, nous avons revu l'équipage du voilier Haboob. Ils avaient quitté les Bahamas en février en destination de Cuba. Voilà, ils sont aussi de retour ces vaillants marins. D'ailleurs, vous pouvez consulter leurs aventures sur le Blog de Guillaume >>. C'était vraiment agréable de les revoir.
Et puis, il y a eu les annonces de tornades lorsqu'on était à St.Mary's en Georgie. On consultait sans cesse les images radars des lieux affectés par les orages et les tornades. Ça nous soulageait un peu de voir que le coeur de la tempête était plus au sud. Finalement, plus de peur que de mal, la belle température s'est rétablie durant la nuit.
Par la suite, on ne s'est pas vraiment attardé dans la plupart des escales. Transiter par la route de l'Intracoastal Waterway, c'est comme faire une journée de travail. On comprend pourquoi il y a des personnes qui gagnent leur vie à convoyer des bateaux. Par contre, nous avons découvert un lieu d'ancrage merveilleux, Thoroughfare Creek dont voici quelques images.
Nous avons aussi découvert Wrightsville comme une excellente escale, en pleine ville. À cet endroit, les maisons ont leur quai privé, à moins d'un mille d'une entrée/sortie en mer (Masonboro Inlet). Lieu privilégié des amateurs de voile, de bateaux à moteur et de pêche.
Enfin, Beaufort en Caroline du nord qui est très touristique. On y reste deux jours pour profiter de l'endroit.
Entre-temps, on reste en contact avec plusieurs de nos amis "navigateurs". Comme ça, on peut se raconter nos aventures et peut-être même planifier des Happy Hour.
C'est à 6:30 heures le matin que nous quittons les Bahamas pour la traversée du Gulf Stream vers Palm Beach.
Belle traversée à voile secondée du moteur pour faire un beau 7,5 nœuds de moyenne. Fort heureusement que nous sommes arrivés plus tôt, car cinq minutes après avoir jeté l'ancre dans la baie du côté sud, un orage violent éclate. Au moins 5 pouces de pluie en moins d'une heure et des vents de 45 à 50 nœuds.
J'avais une confiance totale en mon ancre. Mais ce sont les autres bateaux qui nous inquiétaient. Finalement, aucune collision sauf quelques frousses.
Le décor est différent des Bahamas, c'est un retour dans le modernisme, la vitesse et l'abondance.
Le lendemain, nous passons les douanes américaines sans problème ni attente très longue. On voit qu'ils sont habitués d'accueillir les navigateurs revenant des Bahamas.