Saison 2008-2009 Bahamas

 

Arrivée aux Bahamas à Georgetown

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2009-03-08 Spanish Wells Eleuthera >>

2009-03-01 Spanish Wells Eleuthera >>

2009-02-16 Conception Island - Far Bahamas >>

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2009-02-11 Long Island - Far Bahamas >>

2009-02-09 Long Island - Far Bahamas >>

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2009-01-16 Staniel Cay Exumas >>

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Mercredi 28 janvier 2009 - GeorgeTown , Great Exuma, Bahamas

Le 21 janvier dernier, les vents étaient de l'ouest lorsqu'on est parti de Little Farmer Cay en direction de GeorgeTown.

Nous avons traversé le "cut" de Little Farmer Cay avec une marée à l'étale.

Nous avons navigué au grand largue durant les vingt premiers milles nautiques et ensuite au portant. Notre vitesse moyenne était de 7,5 nœuds, le moteur ayant été mis aussi à contribution. On voulait arriver à GeorgeTown avec une marée à l'étale afin de se donner les meilleures conditions d'entrée possibles. En résumé, départ le 21 janvier à 9:30 heures le matin de Little Farmer Cay et arrivée à 15 heures à GeorgeTown le même jour, environ 40 milles nautiques.

Pendant le trajet, France a pêché sa première prise "un barracuda", un poisson très batailleur et coriace. Pour tenter de se dégager, il varie sa course soit en allant vers le fond ou en faisant des bonds au-dessus de l'eau. Vous comprendrez notre déception que ce soit un "barracuda", pas question de manger cela. Il n'est pas appétissant du tout et il y a aussi des risques de contracter la "ciguatera". Il est donc retourné à la mer.

 

Les Exumas, c'est une chaîne d'environ 365 îles sur une distance de 120 milles nautiques. L'histoire de ces îles est intéressante. Elles ont été le refuge des pirates et des boucaniers. Durant la prohibition américaine, les îles ont servi comme plaque tournante pour la contrebande d'alcool. Même des magnas de la drogue ont utilisé les Exumas dans les années 80 pour entrer leurs stupéfiants aux états-Unis. L'histoire raconte que toutes ces activités illégales sont maintenant choses du passé.

Les quelque îles habitées vivent principalement du tourisme, d'agriculture et de pêche. Ce tourisme provient surtout des vacanciers qui voyagent en bateau comme nous. Le tourisme hôtelier est faiblement développé à mon avis. Pourtant, les plages sont extraordinaires et les fond sous-marins sont tellement riches en faune et flore par rapport aux destinations soleil connues des québécois que sont la République Dominicaine ou Cuba. De plus, les espèces comestibles de poissons abondent.

Enfin, tant mieux, car cela nous fait encore une destination où les plaisanciers ont encore beaucoup de place pour naviguer en toute liberté et à bon compte. Pourquoi les Exumas attirent tant les plaisanciers, je l'ignore pour l'instant car je n'ai pas encore visité les autres groupes d'îles bahamiennes comme les Abacos, Eleuthera, Berry, Grand Bahama, Andros, etc. En fait, les Bahamas sont un terrain de jeu extraordinaire à explorer et une vie ne serait pas assez pour découvrir tous ses trésors en terme de plages, de sites de plongée, d'îles pittoresques, de particularités géographiques, d'histoire et de ce peuple méconnu. Notre expérience des Exumas est très limitée. Jusqu'à maintenant, nous avons été seulement dans quelques îles comme Allen's Cay, Norman Cay, Warderick Wells (The Exuma Park), Staniel Cay, Little Farmer Cay et finalement, GeorgeTown sur l'île de Great Exuma. J'espère que nous aurons le temps d'explorer plus à fond d'autres îles en revenant et même de retourner à Little Farmer Cay et Staniel Cay puisque nous n'avons pas tout exploré de ces lieux très intéressants. Pour plusieurs plaisanciers, si ce n'est pas la majorité, Georgetown  est la destination incontournable des Exumas (et probablement des Bahamas). Après une semaine ici, je commence à comprendre pourquoi tant de plaisanciers y passent une grande partie de l'hiver, sinon tout l'hiver pour certains.

Georgetown offre l'exotisme des plages, de l'eau turquoise, des sites de plongée tout en offrant le ravitaillement nécessaire à un séjour prolongé.

De plus, les fronts froids sont, semble-t-il, moins forts compte tenu que c'est plus au sud. Je dis “semble-t-il” car le dernier front soufflait quand même à 20-25 nœuds.

Le port offre des abris pour à peu près toutes les directions de vent si on se déplace lors des passages des fronts. À mon avis, ce n'est pas l'endroit idéal pour les fronts, mais j'ai vu pire et pas beaucoup mieux.

La ville de Georgetown (je devrais dire le village car la population est de 1000 à 1400 âmes selon les sources) offre à peu près tous les services requis pour les plaisanciers. Pour nos besoins, nous avons trouvé un guichet ATM pour retirer de l'argent, une vraie buanderie avec une sympathique gérante, des accès à Internet (payants, mais pas trop chers ; 15$ pour une semaine), des “liquors store” bien approvisionnés, une très bonne quincaillerie et deux bonnes épiceries.

Ce qui est particulier à Georgetown , et que j'apprécie, c'est qu'il y a des infrastructures qui facilitent la vie aux plaisanciers. Par exemple, tous les commerces sont autour du petit Lac Victoria au cœur de Georgetown . On retrouve à l'intérieur du lac (ou plutôt de l'étang), un quai à pneumatique suffisamment grand pour quelques vingtaines de petites embarcations. À ce quai, il y a un boyau d'eau potable où nous pouvons remplir nos contenants à eau directement dans le pneumatique et ce gratuitement. Donc, de l'eau de qualité à volonté. En passant, c'est de l'eau produite par osmose inversée comme dans la plupart des îles. Ceci étant possible, on prend des douches plus longues à bord de notre voilier (et même deux fois par jour pour se rincer des baignades). Pour ceux qui n'ont pas cette opportunité à bord, il est possible d'aller au Yacht Club de la place moyennant quelques dollars.

 

L'autre fait facilitant, la grosse épicerie est à deux pas du quai à pneumatiques. On parle d'une épicerie offrant de nombreux fruits et légumes. De la viande congelée de qualité et même du décongelé, voire des filets mignons. Les étalages sont bien garnis des produits usuels (céréales, pâtes, biscuits, riz, etc.).

Malheureusement, les poissons et fruits de mer sont congelés. Ça nous donne une autre bonne raison pour aller à la pêche sur les têtes de corail qui sont nombreuses dans les alentours.

Côté prix, certaines denrées sont étonnamment abordables bien que les guides nautiques nous disent que les prix sont très élevés aux Bahamas (cette appréciation est basée sur le coût de l'épicerie à Québec). Mais j'ai remarqué qu'à Nassau et à Georgetown , c'est la plupart du temps à peine un peu plus qu'aux États-Unis, sauf quelques exceptions bien entendu. Parlant d'exceptions, je ne peux passer sous silence le coût des échalotes à 3,45 $ alors qu'à Québec le coût aurait été 0,50 $.

À l'intérieur du lac Victoria, il y a aussi un quai pour pneumatiques à côté de la station service pour prendre de l'essence et du diesel. La corvée du ravitaillement en eau, diesel et essence est moins pire ici.

De même, on retrouve un immense conteneur à déchet près de la plage voisine pour y laisser nos rebuts, et ce, gratuitement. Ce qui n'est pas le cas dans les autres îles où il faut payer 2,50$ pour un sac vert. 

Donc, nous avons beaucoup de facilité si on compare aux autres îles bahamiennes. Tous ces petits avantages font de GeorgeTown un endroit où les plaisanciers peuvent séjourner aisément.

D'ailleurs, il s'est formé une micro-société de plaisanciers qui est bien organisée. Pour illustrer cette organisation, une station radiophonique diffuse les informations d'une façon un peu particulière le matin sur le canal 72 de la radio VHF. L'animateur a une voix radiophonique et il a même quelques collaborateurs comme dans les stations de Québec. Il débute par quelques conseils de sécurité nautique (ex. toujours allumer sa lumière de tête de mat la nuit compte tenu de la circulation des pneumatiques le soir). Ensuite, un collaborateur présente la météo détaillée et les marées du jour. Viennent les pauses commerciales ou les commerces de Georgetown font des annonces de leurs spéciaux de la journée. Enfin, les plaisanciers qui annoncent des choses recherchées et des cours ou activités de toutes sortes. C'est vraiment spécial de les entendre, par exemple : un cours sur l'électricité des bateaux à 10 heures, du volley-ball à 10:30 heures et des parties de cartes à 11 heures. Il y en a pour tous les goûts.

 

Il y a même eu une activité de vente de T-Shirt pour la collecte de fond pour aider les Bahamiens à organiser la fameuse régate de voiliers qui a lieu en mars à Georgetown . Cet événement annuel a probablement été pour beaucoup dans la concentration de vacanciers ici dans ce coin perdu.

Du côté des points négatifs, l'eau n'a pas la transparence des autres îles. C'est bien dommage. La configuration géographique des lieux ne favorise pas l'écoulement régulier des eaux avec les flux de la marée. Sachant que certains plaisanciers vidangent leur eau noire (je veux dire leur toilette) directement à la mer, cela ne m'invite pas à me baigner trop près des concentrations de bateaux.

De même, dans les guides nautiques, on demande aux plaisanciers de faire un effort pour garder leurs excréments dans leurs réservoirs et d'aller le vidanger dans l'océan lorsqu'il est plein. Je suis persuadé que peu de plaisanciers le font. Pour ma part, le système de fosse sceptique de notre voilier me permet de me conformer à cette consigne.

L'autre point négatif, c'est que la ville n'a pas de cachet. C'est une ville à l'allure pauvre et les bâtiments sont sans architecture et souvent délabrés. Il n'y a pas de trottoir et il faut marcher dans la rue étroite en faisant attention aux véhicules qui y circulent.  J'ai remarqué qu'aux Bahamas, l'architecture, ça se résume à quelques petites maisons colorées sans plus.

   

Un dernier point négatif pour certains, il faut avoir un pneumatique capable d'aller vite (je veux dire déjauger). Les distances à couvrir entre les endroits de mouillage et la ville sont particulièrement éloignées et une bonne vague se forme même par un vent de 15 nœuds. Si le pneumatique ne déjauge pas, l'eau entre carrément avec la rencontre des vagues, ce qui mouille les passagers et les provisions.

Ayant écouté les conseils des guides nautiques et d'autres marins expérimentés, j'ai investi dans un bon pneumatique et un moteur suffisamment puissant pour le faire déjauger avec moi, France et une cinquantaine de livres de provisions. J'apprécie énormément cette acquisition. D'autant plus que dernièrement, j'ai appris à le faire sauter par-dessus la vague. Ma technique consiste à le piloter debout en me tenant sur une corde attachée sur l'avant. Lorsqu'une vague plus haute arrive, je me donne un élan vers le haut (une swing en bon français) pour rendre le pneumatique plus léger. Il lève ainsi au-dessus de l'eau et retombe plus loin. C'est vraiment plaisant. France me dit qu'il faut que jeunesse se passe...

Malgré ces point négatifs, je profite tout de même des lieux. Nous comptons faire de GeorgeTown , notre base pour le prochain mois. Mais attention, ce sera une base pour y passer certains fronts froids et se ravitailler. Entre ces fronts, nous comptons faire des excusions de quelques jours dans les îles plus sauvages des alentours. Il y a plusieurs mondes à découvrir dans un horizon de 20-50 milles. Des îles comme Long Island, Conception Island, Baraterre, Cat Island sont à portée d'une journée de voile. Le potentiel d'îles sauvages et extraordinaires est vaste à partir d'ici.

Pour 20 à 50 milles de plus, il y a Crooked Island, San Salvador, Rum Cay, les Jumentos et Ragged Island. Nous verrons bien en cours de route où nous irons. Chose certaine, à la vitesse où nous faisons les choses, nous ne pourrons tout voir en un seul voyage. Nous avons compris que dans ce genre de vacances, on a avantage à savourer les moments lentement et sans grande ambition. Pourquoi se presser alors qu'il y des mondes à découvrir pas trop loin. D'autant plus qu'il faut s'en garder pour les prochaines vacances et la retraite...

Mardi 20 janvier 2009 - Little Farmer Cay

L'annonce d'un nouveau front froid a remis en question notre séjour à Staniel Cay. Il était possible de déménager le bateau entre les deux îlots "Major" pour se protéger des vents d'ouest annoncés ou de profiter de ces vents pour se diriger vers GeorgeTown , plus au sud.

Le parcours vers GeorgeTown se fait de préférence via le Exuma Sound. C'est la route habituellement prise par les voiliers puisque la partie protégée du côté ouest appelée le banc a des profondeurs d'eau moindres.

Le Exuma Sound est situé du côté est des Exumas, c'est l'océan Atlantique. Les profondeurs atteignent plus de 2000 pieds par endroit, et ce, non loin de la côte. C'est une expérience captivante pour nous deux : l'Atlantique, la vraie houle et la "pêche" en haute mer ! 

Pour atteindre le Exuma Sound, nous devons passer par un "cut" (une passe en français), i.e. une ouverture souvent étroite et peu profonde. Ces endroits doivent être traversés avec précaution, car il s'y produit un phénomène appelé "rage" lorsque les vents un peu plus forts sont contraires à la marée.

Pour se faire, on s'est rendu à Little Farmer Cay où l'on retrouve un "cut" ayant une réputation relativement bonne.

Le parcours de Staniel Cay vers Little Farmer Cay a été agréable, il s'est fait en partie à la voile. Nous avons consulté trois types de cartes nautiques pour négocier l'entrée. Les cartes C-Map de notre lecteur de carte "Standard Horizon" n'indiquaient pas les mêmes profondeurs que celles de l'Explorer Chart Book, ni celles du guide de Pavlidis. On est entré prudemment et avec une marée montante et tout a très bien été.

L'ancrage à Little Farmer Cay est limité et comme il y a quelques tangons, nous en avons pris un. Tel qu'annoncé, les vents ont viré à l'ouest et nous étions au bon endroit pour les vents de ce secteur.

On est allé payé le tangon à "Little Jeff" sur l'île,  pour la modique somme de  10 $ Bahamien, et nous nous sommes promenés sur la rue principale. Le relief de Little Farmer Cay est l'un des plus pittoresques que nous avons vu aux Exumas. Au quai du gouvernement, il y a un petit lac intérieur où nous sommes accueillis très chaleureusement. Les gens viennent se présenter, nous font jasette, etc.

 

Vendredi 16 janvier 2009 - Staniel Cay - Central Bahamas

Nous sommes encore à Staniel Cays puisque l'on peut facilement s'approvisionner. On peut aussi se protéger d'à peu près tous les vents, il s'agit de se déplacer dans une autre baie lorsque c'est nécessaire. On obtient les informations météo via le Réseau du capitaine (ondes HF) et localement par la radio VHF, ce qui nous permet de décider où se placer.

On n'arrive pas à s'ennuyer.

Mardi 6 janvier 2009 - Staniel Cay - Central Bahamas

On est parti vers 10:30 heures de Warderick Wells pour arriver vers midi à Staniel Cays. Le trajet s'est fait à la voile "au près serré". Le vent était de l'est-sud-est.

Ce village compte environ 80 habitants et il est situé à mi-chemin entre Nassau et Georgetown. On peut faire notre épicerie à trois endroits et acheter du poisson frais au quai. Enfin, je peux m'approvisionner car j'avais commencé à ouvrir les cannages.

C'est à Staniel Cay que s'est déroulé le tournage de certains films de James Bond dont Thunderball et Jamais plus jamais. Il y a d'ailleurs la grotte "Thunderball" que l'on peut visiter lorsque la marée est basse.

C'est aussi dans une des îles à proximité dans laquelle il y a des cochons en liberté ainsi que des chèvres. Sur la plage, nous avons aperçu l'un des cochons qui est énorme. Il est d'ailleurs conseillé d'approcher cette plage avec des légumes pour nourrir ces bêtes, car ils nagent parfois vers notre embarcation.

Dimanche 4 janvier 2009 - Parc des Exumas - Bahamas

Nous avons passé une merveilleuse journée sur l'île de Warderick Wells. Très bien organisée, c'est un parc. Beaucoup de sentiers, mais plus de 5 milles à faire à pied. Notre choix s'est porté sur les sentiers Causeway et le Boo Boo Beach.

Les sentiers sont vraiment exotiques. Donald a réussi à faire fuir un serpent d'environ trois pieds. Il bloquait le sentier et ne semblait pas vouloir se déplacer(ce Donald est un vrai Indiana Jones, mais qui n'a pas peur des serpents). Ce serpent n'est pas vénéneux selon les guides que nous avons.

Nous avons aussi écouté le "Blow Hole", vraiment très surprenant comme expérience. On ne pouvait pas s'imaginer à quoi s'attendre lors de cette visite ! Il s'agit du bruit fait par l'entrée d'une vague dans un creux de la falaise avec une ouverture sur le sol. Cela crée une pression d'air qui sort par le trou avec un énorme bruit. Donald a failli perdre son chapeau en regardant par-dessus le trou.

Ensuite, comme le bateau est ancré près du rocher Emerald, nous avons été sur la plage nous faire tremper les pieds dans l'eau chaude.

Dimanche 4 janvier 2009 - Les Exumas - Bahamas

On a quitté Nassau en direction de Allens Cay le 29 décembre. Nous avons navigué 38 milles nautiques, voiles et moteur. Nous avons préféré prendre la route 2 qui contourne le Yellow Bank, n'étant pas encore habitués à répérer les têtes de coraux qu'il faut éviter.

Sur les îlots de Allens Cay, on retrouve des iguanes uniques au monde, semble-t-il!  Je n'arriverais pas à passer une nuit sur ces îlots à cause de l'ambiance créée par les iguanes. On voit les branches bougées, on entend des craquements et, dans le temps de le dire, elles nous ont entouré. Elles se rapprochent de nous car elles sont curieuses et habituées de se faire nourrir par les touristes.

C'est aussi à Allens Cay que Donald a fait de la plongée en apnée au-dessus d'une magnifique tête de corail. Les Bahamas sont réputées pour avoir les plus beaux coraux au monde. Voir toutes cette vie et ces couleurs est mille fois mieux que les photos, les films et les aquariums.

 

 

Les amis ont aussi été recueillir des conchs qu'ils ont dégustées en entrée avec un peu de limes. Pour ma part, je ne suis pas prête à tenter l'expérience, mais Donald y a goûté. De la chair ferme, sans saveur significative. Voici quelques photos d'une conch que nous avons laissée à la mer.

 

Un front froid est venu ternir la fête de Nouvel An, quelques bateaux ont dû se réancrer durant la nuit. Allens Cay n'est pas vraiment bien protégée pour les vents au-dessus de 15 nœuds venant des secteurs nord et ouest.

On est parti vers 10:30 heures le matin en direction de Norman's Cay. Il n'y avait que 14 milles nautiques à faire pour s'y rendre. Nous avons fait le trajet avec le génois à une vitesse moyenne de 4,5 à 5,5 nœuds, n'étant pas pressés.

Le lendemain, nous avons fait des petits travaux sur le bateau et nous avons été soupé au Norman's Cay Club avec les amis des voiliers Argo V, Elija et Haboob.

 

Ce fut une soirée agréable dans un décor des plus exotiques. Imaginez une île perdue et peu fréquentée avec un Pub et quelques petites maisons de location sur le bord d'une très belle plage. Un repas dans ce coin du  monde nous a coûté plus de 66 US$, i.e. deux hamburgers, une portion de frites et quatre bières locales (Kalik et Sands).

Sur Norman's Cay, il y a une petite piste d'atterrissage et lorsque nous sommes passés par là, on y comptait trois avions au sol. Ce territoire a déjà été un lieu de contrebande, maintenant sous haute surveillance.

 

Le parcours de Norman's Cay à Warderick Wells s'est fait à la voile. Départ à 11:30 heures le matin et arrivée à 14:30 heures l'après-midi. Les vents étaient de l'est-nord-est de 15 à 25 noeuds. Ce fût de la très belle voile.

Le bateau est accroché sur un tangon fourni par le Parc et on a choisi un emplacement près de "Emerald Rock". Surprenant, le bateau est dans huit pieds d'eau bien que les cartes nautiques indiquaient des profondeurs moindres. La personnes responsable du Parc nous a vraiment bien dirigé et le capitaine était sûr de lui.

 

L'eau est d'une couleur et d'une transparence inouïe. Les îles sont vraiment très belles.

 

Bonne Année à tous, de la santé et du bonheur !

Dimanche 28 décembre 2008 - Nassau aux Bahamas

Je reviens sur notre départ de Floride où nous avons aimé vivre au cœur de la ville sur notre petite île privée “Alto". C’est une expérience unique et très intéressante.  

Après Miami, nous avons été à No-Name Harbour pour y passer la nuit avant la traversée. C’est un endroit très beau car c’est un parc et très bien protégé de tous les vents. Plusieurs bateaux attendaient et il y avait peu de place. Heureusement, le vent était pratiquement nulle et nous avons passé la nuit sans histoire ou presque ... la voix d'un chanteur de pommes au ton monocorde s'est fait entendre durant la soirée. Ensuite, les groupes de jeunes du coin ont fait aussi un peu de vacarme dans la nuit.

Enfin, une nuit courte car nous avions décidé de partir à 3 heures du matin le 20 décembre.  

  

Nous avons navigué lentement à la noirceur au travers des hauts fonds pour sortir sur l’Atlantique et se diriger vers Bimini aux Bahamas. Il y avait une petit vent contre nous (est) de 5 à 10 nœuds et la mer était totalement tolérable.

Le Gulf Stream est un courant qui remonte entre la Floride et les Bahamas. Ce courant crée des vagues très difficiles lorsque les vents sont des secteurs nord. Ça peut devenir très dangereux si le vent souffle à plus de 15 nœuds.  

Le levée de soleil a été merveilleux sur l’Atlantique. C’est toujours spécial de voir toutes ces couleurs avec la mer à perte de vue. Notre premier contact visuel des îles de Bimini a été vers 9 heures le matin.

 

À 11 heures, nous étions au phare de North Rock au nord de Bimini. Les autres croisiéristes, Argo V et Elija, ont pris une route plus au sud. Ces deux routes diffèrent notamment par les profondeurs d'eau. La route du nord a plus profond d'eau et elle peut être faite sans avoir à surveiller constamment le profondimètre. Techniquement, la route du nord semble plus longue à faire de Miami, mais le sens du courant Gulf Stream est facilitant. On arrive donc au même endroit et à peu près au même moment.

La navigation sur le Grand Bahamas Bank est une expérience très intéressante. Nous naviguons dans 20 pieds d’eau et nous voyons toujours le fond très clairement. La journée s’est passée par un petit vent d’est et la mer était calme. Un soleil voilé nous a épargné d’une trop grande chaleur. Bref, ce fût vraiment plaisant. Surtout que le couché de soleil a été un des plus extraordinaire que nous avons eu durant ce voyage.

 

La couleur de l’eau du Gulf Stream est d’un bleu très foncé. Mais l’eau des Bahamas est d’une clarté incroyable et d’un turquoise unique. C’est à couper le souffle . Nous avons été excité de voir le fond avec 20-25 pieds d’eau. Nous avons aperçu l’ombre de notre bateau sur le fond de sable avec un 20 pieds d’eau. C’était vraiment de toute beauté.  

 

Nous avons fait 110 milles dans la journée. Il y avait aucune île, aucun bateau à l’horizon lorsque nous nous sommes couchés. Ça fait vraiment spécial de s’ancrer au milieu de nul part dans 15 pieds d’eau. Le ciel était étoilé, il faisait chaud et l’ambiance était totalement extraordinaire. Je rêvais de coucher sur le banc pour vivre cette ambiance. J’avais entendu dire que c’est une expérience unique et je le confirme. Faut le vivre pour savoir ce que c’est. Mais il faut que les vents soient pas trop forts pour l’apprécier. Nous avons été chanceux car il y a eu absence de vent toute la nuit.  

Nous nous sommes réveillés vers les 4 heures du matin. Nous avons pris un petit déjeuner et nous avons pris une douche avant de partir à la levée du jours vers 5h45. Nous avons repris l’Atlantique à 5-6 milles plus loin, dans la partie appelée "The Tongue of The Ocean". Le vent d’est était de 5 à 10 nœuds. Donc, pas trop fort pour se rendre à Nassau sans difficulté. Cette traversée de 59 milles a été encore une fois très belle.  

Notre arrivée à Nassau a été retardée d’une demie heure car il a fallu attendre au large de l’entrée du port. Trois gros navires quittaient Nassau. Nous avons été au Prince George Wharf pour nos douanes et compléter les quelque formulaires. On paie 300$ pour obtenir notre permis de navigation pour l’hiver et le permis de pêche est inclus.  

Après avoir passé les douanes, nous nous sommes dirigés pas loin dans une zone de mouillage. Il était 15h30 et nous étions en règle pour débuter notre séjour aux Bahamas. Enfin presqu’en règle car je n’avais pas acheté le bon drapeau bahamien.

Aux Bahamas, on doit arborer le drapeau de courtoisie bahamien et non pas celui du pays. Enfin, le lendemain, j’ai été a un magasin de marine et j’en ai trouvé un pas trop cher.  

Notre zone de mouillage est mieux protégée des vents que les autres. Cependant, le fond est tellement de mauvaise tenue que plusieurs bateaux ont changé de place pour s'ancrer ailleurs. Comme j’ai acheté une nouvelle ancre qui a une super réputation (une Rocna de 44 lbs), nous sommes restés ici.

Vers 10 heures le soir, nous avons eu l’impression d’avoir bougé un peu. J’ai décidé de m’ancrer à 200 pieds plus loin. L’ancre a bien accrochée et nous avons tenu ici avec des vents de 28 nœuds.  

L’endroit brasse un peu parce que le trafic maritime est important. Mais nous développons une tolérance avec le temps. Nous sommes tellement habitués à vivre au mouillage que nous vivons très bien avec le mouvement constant du bateau.  

  

 

 

La ville de Nassau est très spéciale. D’un côté tu as la grande richesse (côté Paradise Island) et le côté plus pauvre sur l’île de Nassau. Nous sommes en face de restaurant Green Parrot. Ce restaurant offre un accès pour notre pneumatique ainsi qu'un endroit pour déposer les vidanges et un autre pour faire le plein d'eau. De plus, on y retrouve un accès sans fil à Internet. Nous y avons pris quelques bières locales, la Kalik pour faire notre Internet.

 

Le supermarché, très moderne, est à 15-20 minutes à pieds et il y a plusieurs boutiques telles qu'un Radio Shack. C’est similaire à ce que nous avons trouvé aux états Unis. Les prix de certains produits sont raisonnables. Je m’attendais à payer beaucoup plus cher.

Le soir du 25 décembre, nous avions rendez-vous au Green Parrot ou plusieurs plaisanciers québécois se sont rencontrés. Nous en avons aussi profité pour faire des appels avec Skype à nos familles et amis que nous avons pu rejoindre. D'une part, j'ai pu apprécié les sapins de Noel du Québec et d'autre part, j'ai montré notre voilier avec comme toile de fond "Paradise Island". 

Nous avons assisté au Junkanoo du 26 décembre. C’est un espèce de carnaval très coloré qui dure de 2 heures du matin jusqu’à 2 heures de l’après midi. Il y avait encore  beaucoup d’ambiance lorsque nous y avons été vers une heure de l’après midi. La prochaine fois, nous y serons le matin plus tôt.

 

 

Durant la soirée, nous sommes allés visiter l'aquarium de Paradise Island avec les amis des voiliers Argo V, Elija et Haboob. L'endroit est très impressionnant, bien construit avec un thème "Atlantide". Nous avons utilisé nos pneumatiques pour s'y rendre et je peux vous dire que nous étions très petits en passant à travers les luxueuses embarcations de plaisance de plus de 100 pieds de longueur.

Nous sommes le 28 décembre, la température est encore formidable. Nous comptons partir demain matin pour Allens Cay à une trentaine de milles vers le sud. Ce sera le point de départ pour les plages de sable blanc, l’eau merveilleuse, la plongée en apnée, la pêche aux langoustes et aux autres poissons qui abondent ici aux Bahamas.  

Nos communications sur Internet seront plus sporadiques car ici aux Exumas, les accès sans fils sont plus rares.  

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles à notre prochain branchement.        

Lundi 22 décembre 2008 - Nassau aux Bahamas

Nous avons fait une très bonne traversée à partir de Florida Cape à Miami jusqu'aux Bahamas. Notre trajet était destination Bimini et si tout va bien on poursuit notre route vers Nassau. Nous nous sommes dirigés vers le nord de Bimini et navigués sur le banc.

On s'est arrêté à huit heures du soir pour dormir un peu, c'était le calme sur le banc. On est reparti vers 5h30 du matin de notre ancrage près du NW shoal. Il y avait moins de probabilité que le traffic maritime passe par là.

En bref, c'était agréable et facile. Notre troisième équipier, l'autopilote, a été mis à contribution la majorité du temps.

Les conditions météo étaient aussi favorables, des vents de l'est de 5 à 10 noeuds.

L'arrivée aux Bahamas nous a vraiment impressionné. On passe de plus de 1000 pieds de profondeur à 20 pieds dans l'espace d'une demie heure. L'eau devient d'une autre couleur et on aperçoit le fond. C'est magnifique et encore plus que l'on peut imaginer. C'est à voir.

En ce moment, nous sommes ancrés près de Paradise Island.


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2009-12-06 (voir Note)