2008-11-07 Belhaven Caroline du Nord >>
2008-11-04 Great Bridge Virginia >>
2008-11-03 Norfolk Virginia >>
2008-10-28 Deltaville Virginia >>
2008-10-23 Solomons Maryland >>
2008-10-17 Annapolis Maryland >>
2008-10-09 Annapolis Maryland >>
2008-10-05 Chesapeake Bay New Jersey >>
2008-10-04 Cape Henlopen Delaware >>
2008-09-30 Atlantic City New Jersey >>
2008-09-28 New York >>
2008-09-22 Waterford-Troy NY encore >>
2008-09-19 Waterford-Troy NY USA >>
2008-09-13 Minetto NY USA >>
2008-09-10 Cape Vincent NY USA >>
2008-09-06 Picton Bay encore >>
08-09-02 Picton Bay (Baie de Quinte, Ontario >>
2008-08-25 Confederation Basin - Kingston Ontario >>
2008-08-18 Marina de Valleyfield >>
2008-08-13 Escale à Trois-Rivières >>
2008-08-07 Arrivée à Québec >>
2008-08-03 En attente de la fenêtre météo >>
2008-07-30 Préparatifs pour le départ de Rimouski >>
2008-06-05 Mise à l'eau à Rimouski >>
Nous sommes partis de Great Bridge à 5h30 du matin pour passer le prochain pont tournant à 6 h. Ouf! C’est difficile de se lever à 4 heures « il faisait noir ». Bien que le chenal soit très étroit, la navigation n’a pas posé de problème. Lorsqu’il a commencé à faire clair, nous avons trouvé ça bien spécial d’apercevoir les souches d’arbres à une centaine de pieds chaque côté du bateau.
Ensuite, nous avons traversé le « Albemarle Sound » par un vent de 5 à 10 nœuds. C’est un plan d’eau immense à l’intérieur d’une barrière naturelle qui le sépare de l’Atlantique. Le traverser par vent de plus 20 nœuds peut être hasardeux parce qu’une vague haute et rapprochée rend la navigation très inconfortable. Mais nous avons attendu une bonne fenêtre météo et tout s’est très bien passé. C’est un endroit de nature sauvage où il y a pas grand trace de civilisation. C’est aussi un très beau plan d’eau pour faire de la voile même si les profondeurs sont de 10 à 15 pieds.
Nous avons ancré le bateau à East Lake dans le « Albemarle Sound » situé avant le pont tournant. C’est un autre endroit très tranquille et sans résidence. De la belle nature avec une particularité auditive : le son est pur.
Les instructions nautiques donnaient des profondeurs de 5 à 6 pieds pour y entrer, mais la carte nautique indiquait de 7 à 8 pieds de profondeur. Nous avons entré très lentement et nous avons trouvé un chemin avec 8 à 9 pieds. Le voilier Piccolo nous a aidé aussi, car son tirant d’eau est de 4 pi 11 po comparativement au nôtre de plus de 6 pieds. Il y avait six bateaux en tout dans cet immense lieu de mouillage bien protégé. Nous avons assisté à un coucher de soleil fabuleux.
Après Norfolk, nous avons arrêté à Great Bridge en Virginie. Nous avons amarré Alto sur le quai gratuit après le pont tournant. Il y restait deux places et nous avons pris celle plus près du pont. Ce choix était le bon, car les forts vents du nord ont fait baisser le niveau d’eau de plus de deux pieds. Il ne restait qu’un pied en-dessous de la quille au pire de cette baisse du niveau d’eau. Les bateaux placés en avant de nous avaient encore moins d’eau.
Cet endroit nous a donné une excellente protection des vents du nord à cause des arbres à côté de nous. Nous ne sentions pas du tout ce vent de 25 nœuds.
Great Bridge offre une panoplie de commerces pour se réapprovisionner à 10-15 minutes de marche. Les gens sont très accueillants et chaleureux. Nous en avons profité encore pour alourdir le bateau avec nos provisions.
Nous avons quitté Deltaville le 30 octobre au matin avec un vent faible. Nous savions que notre parcours nécessitait une telle température, à cause de la configuration des lieux qui font que les vents ne peuvent pas vraiment être favorables quels que soient leur direction: la Baie de Chesapeake, l'ouverture de l'Atlantique et un passage étroit à Hampton Road. C'est un peu comme franchir le Cap Gaspé, nous y allons avec un vent arrière et lorsque nous le contournons, nous avons un vent de face.
De plus, le parcours peut-être parfois inquiétant. Par exemple, nous apercevons sur la carte nautique qu'il y a une zone de tir dans le chenal ! Nous faisons immédiatement un détour. En lisant le Coast Pilot, nous apprenons qu'avant de tirer, ils avertissent les bateaux dans le secteur, ouf!
Le 31 octobre, nous avons ancré dans la Hampton River. L'endroit est très étroit et il n'y a pas beaucoup de places. Il nous a fallu trois tentatives d'ancrage avant d'être réglementaire (ce qui ne veut pas dire sécuritaire). On nous a averti que nous pouvions avoir la visite de la police car notre voilier était trop dans le passage des navires. C'est cependant très joli et la promenade est possible sur les quais de la place. C'est une place à éviter par vent trop fort à cause de l'air d'évitage très mince.
Lors d'une visite, nous avons été rencontré les gens de la poissonnerie commerciale. Ils nous ont donné du crabe bleu de la Chesapeake grâce au sourire irrésistible de Mona. Édouard nous a préparé le crabe qui a fait le régal de la soirée.
Le lendemain, nous sommes partis plus près de Norfolk. C'est un centre naval américain et il y a plusieurs navires de guerre.
Nous nous sommes ancrés en face de la ville. Nous sommes allés faire un tour en ville à l'aide du pneumatique. Le dinghy dock est situé près du Battleship Wisconsin qui peut être visité. Un supermarché nous attendait à quelques minutes à pied (Donald était heureux...;-).
[par Donald]
Nous sommes partis de Mill Creek dans la Great Wicomico River à 8h45 par une beau petit vent de 10 à 15 noeuds du nord-ouest pour se rendre à Deltaville. Nous étions au portant (vent arrière). La météo annonçait du sud-ouest de 10 à 15 virant au nord-ouest de 15 à 20. J'avais donc espoir de faire tout ce trajet d'une quarantaine de milles à voile.
Effectivement, nous avons fait tout le trajet à voile. Une primeur cette année de faire un déplacement sans utiliser le moteur. Faut le dire, lorsque nous nous déplaçons en voilier, les occasions sont plutôt rares de faire les trajet entièrement à voile. Soit que le vent n'est pas assez fort ou qu'il n'est pas dans la bonne direction.
Il y a eu une autre primeur. Alto a battu son record de vitesse. Le vent s'est mis à souffler entre 25 et 30 nœuds pas trop longtemps après le départ. Il y avait même des pointes à plus de 30 nœuds.
Heureusement, j'avais pris deux ris dans la grande voile au départ (merci à France). Mais le vent arrière étant détestable pour le génois, je l'ai roulé au complet pour descendre à Deltaville avec seulement la grande voile et ses deux ris.
Lorsque le vent était bien établi, j'ai vu sur le loch 11,4 noeuds (vitesse sur l'eau) et 10,3 sur le GPS (vitesse sur le fond). Il y avait un courant de face d'environ un nœud ce qui fait que les vagues étaient courtes mais les surfs étaient très excitants.
Jamais je ne descendais en bas de 8,5 nœuds sur l'eau en remontant les vagues et le bateau était régulièrement dans le 10 nœuds en descendant les vague. Et ce, avec seulement une grande voile et deux ris. Faut le faire. Plusieurs personnes m'avaient dit que ce bateau était performant. Alors là je comprends et je confirme.
Nous sommes arrivés à Deltaville bien heureux mais un peu fatigué de cette belle demie journée de voile à vive allure...
[de France]
L'entrée à Jackson Creek - Deltaville est très étroite. D'ailleurs, un voilier avant nous avait touché le fond. Nous avons attendu qu'il se déprenne avant d'avancer dans le chenal et de passer au bon endroit.
Du côté "vent", on est très gâté. Nous attendons des vents de l'ouest d'environ 25 noeuds avec des pointes jusqu'à 45 noeuds.
La journée s'est bien passée pour France, du magasinage dans le coin avec Mona (de Argo V). Donald a surveillé le bateau qui est attaché avec deux ancres -- tout comme nos autres voisins.
J'espère que la nuit va bien se dérouler -- on vous en reparle.
Notre rythme de croisière a ralenti énormément depuis quelques jours. Nous attendons nos amis du voilier Argo V à Solomons Island (toujours au Maryland).
À Solomons Island, il y a des magasins d'équipements de bateau, dont un West Marine et un Boater's World. Nous y rencontrons aussi d'autres québécois avec lesquels nous commençons à faire jasette lors d'un "Happy Hour" (au Québec cela se traduit par un 5 à 7).
Nous sommes arrivés dans le secteur le 18 octobre dernier après une très belle journée de voile. Nous avions un vent arrière en provenance du Nord de 15 à 20 nœuds. La hauteur des vagues passait de deux à trois pieds.
Il faut dire que l'automne s'est installée subitement puisqu'un front froid canadien est entrain de passer par ici. Nous étions habillés de la même manière que lorsque nous naviguons dans le Bas-du-Fleuve ... au mois d'août.
Avant de quitter "Back Creek" à Annapolis, nous avons pris une place à la Marina. Nous avions besoin de recharger les batteries du bateau et faire le plein d'eau dans les réservoirs. D'ailleurs, il était vraiment temps que l'on quitte notre ancrage puisque les pigeons de la place commençaient à venir prendre une marche quotidienne sur notre panneau solaire.
Dans les marinas d'Annapolis, la façon de s'amarrer au quai est très différente de ce que l'on a connu jusqu'à maintenant. Le bateau est installé entre des piliers. Une bonne technique au lasso aurait été utile ici. Il y a tellement de voiliers que c'est probablement le meilleur moyen qu'ils ont trouvé pour pouvoir en corder le plus possible.
Le lendemain, on s'est dirigé un peu plus au sud, i.e. "Harness Creek" dans la South River, toujours dans la région d'Annapolis. On avait envie d'un endroit plus tranquille. Nous n'étions que trois bateaux à l'ancre, dont un voilier de la région de Montréal (Desirada) en route lui-aussi vers le Sud.
Cet endroit est situé tout près d'un parc et il est considéré comme étant un "Hurricane Hole". À l'entrée de cette crique, il y avait un énorme nid de balbuzard. Cet oiseau, qui ressemble à un aigle, semble être la fierté locale. Il doit contribuer lui aussi à conserver la quiétude des lieux. Lorsque nous sommes entrés, il était absent du nid.

Notez que l’entrée à cet endroit n’est pas évidente à faire avec des bancs de sable qui semble changer de place au gré des ouragans. La prudence est de mise. La décision d’aller à cet endroit plutôt que Cape May ou tout le monde arrête est que nous avons gagné plus d’une heure le matin pour remonter la baie du Delaware. En effet, il y a des haut-fonds à contourner lorsqu'on se dirige de Cape May à la Baie du Delaware, notamment pour ceux qui ne peuvent utiliser le canal de Cape May (pont avec un tirant d'air de 55 pieds).
Vous verrez ci-après les diverses étapes de notre parcours depuis Waterford NY:
Ancrage à 42o 16.488N, 73o 47.729W dans 18 pieds d'eau, fond de sable. L'absence de vent a fait de ce mouillage un endroit agréable. De plus, une marina étant l'autre côté de la rive fait en sorte que les autres bateaux ralentissent pour ne pas faire de vagues.
Avant d'arriver à Catskill, nous avons pris la dernière écluse (Troy). C'est une des plus grandes. La descente est d'environ 20 pieds.
Catskill est l'endroit où nous avons remâté le voilier. Notre choix s'est porté sur la marina de Riverview qui offrait un prix fixe de 150 $ versus Hop-O-Nose qui demande 4$ du pied (51 pieds x 4 $ = 204 $). Tout s'est bien déroulé. Le seul "hic" est que la marée descendait et que leur bassin assèche. On voyait tous les autres gros voiliers sortir de Hop-O-Nose, je sais maintenant pourquoi.
On peut dire que la Marina de Riverview a été vraiment accueillante et j'ai été très impressionnée du monsieur qui a monté dans le mât avec une seule corde à bout de bras.
Tangon à Poughkeepsie NY, un peu rouleur. Le lendemain nous sommes allés à la marina Norrie dans la Indian Kill River (excellente protection pour le nord-est). La raison était l'ouragan Kyle. Nous avons appris que la nuit de mercredi a été très mouvementée dans la région de New York, mais on avait trouvé le bon endroit au bon moment à Poughkeepsie. C'est un endroit très bien protégé car nous n'avons rien sentie du nord-est. Il y avait un 6.5 à 7 pieds d'eau à marée basse au ponton où nous étions. Il y avait aussi un très beau parc annexé à la marina de Norrie.
Coordonnées 41o 12.960N, 73o55.503W. Environ 9 pieds à la marée basse, fond de vase. Ce mouillage est "rouleur" parce que le trafic maritime est intense. Il y a trois cycles de vagues, celles faites par le navire, celles qui reviennent du rivage à l'est et celles qui reviennent du rivage à l'ouest. Toutefois, le paysage est très beau.
Arrivée au tangon en face du Nyack Boat Club avec 13 pieds d'eau à marée basse. Pratiquement tous les bateaux sont au tangon ici (plus de 100 voiliers), c'est très actif car il y a une régate ce matin. Il y a un service de navette ce qui nous permet d'aller à terre faire une petite épicerie dans le quartier. C'est un beau village.
Le trajet se déroule sous la pluie. Nous avons trouvé l'unique tangon disponible à la marina de la 79e Rue sur Manhattan. New York, une des plus grande ville au monde et nous y sommes à son cœur et ce pour 30$ la nuit. C'est juste qu'on se fait un peu brasser par les bateaux qui passent sur la rivière Hudson près de nous. Vraiment chanceux.
Nous sommes allés à New York faire quelques emplettes. Il y a vraiment beaucoup de monde dans les rues malgré le fait que c'est dimanche (un véritable bain de foule comme nous ne sommes pas habitués). La marina est située devant le parc Riverside d'ou l'on aperçoit plusieurs joggers. Central Park est à quelques minutes à pied.
Notre prochaine destination est Sandy Hook à 25 milles d'ici. Nous irons probablement à Great Kill Harbour pour la nuit. Nous devons faire plus de 110 milles dans l'Atlantique par la suite. Maintenant que l'ouragan Kyle est passé, ça semble le moment propice.
De nouvelles photos sont disponibles dans l'album intitulé : Rivière Hudson et New York >>.
Départ de Waterford aujourd'hui vers midi. Notre prochaine escale n'est pas encore décidée, mais nous devons aller remâter le bateau demain.
Waterford offre un accès d'environ 1000 pieds de ponton et de quai pour les bateaux avec électricité (15, 30 et 50 ampères), eau, douches salle de bain et Internet Wifi. Les deux premiers jours sont gratuits et les suivants sont à 10 US$. La profondeur d'eau à notre bateau indique 17 pieds.
Ici tout le monde se parle en anglais en français et en franglais. Il y a un air de vacances. C'est le lieu de rencontre des navigateurs qui vont dans le sud. Ils viennent du lac Erie, Ontario et du Québec par le lac Champlain. Un petit marché offrant des légumes s'installe le dimanche. De plus, Donald vous le dirait "il y a des supermarchés trippants pas trop loin".
Depuis un bout de temps, on fait jasette avec d'autres personnes qui passeront l'hiver aux Bahamas, soit quatre voiliers d'Ottawa, un de Toronto, un du Lac Érié et trois autres du Lac Champlain.
C'est une très belle escale en attendant le remâtage et ça fait du bien de faire une pause avant notre prochaine étape.
J'ai créé un nouvel album photo intitulé : Rivière Hudson et New York >>.
Arrivée à Waterford NY vers 14:30 heures aujourd'hui. Point de rencontre des plaisanciers qui ont traversé le canal Érié et ceux du canal Champlain. C'est aussi la fin de notre voyage dans les canaux (il ne reste que l'écluse de Troy).
Nous avons quitté Amsterdam NY vers 8 heures ce matin et on s'est tapé neuf écluses du Canal Erie :
Le séjour à Amsterdam NY a été bref et c'est à Riverlink Park que l'on s'est amarré. Les installations Riverlink Park sont en excellent état et l'aménagement paysagé est très charmant. Il y a une passerelle (munie également d'un ascenceur) afin d'éviter que les piétons aient à traverser l'autoroute et le chemin de fer.
Au petit matin, il y avait une légère brume à faire rêver. Voici quelques photos:
De Minetto à Amsterdam NY, nous avons fait les escales suivantes:
Brewerton est un arrêt incontournable sauf si vous arrivez de l'autre côté du Lac Oneida où l'on retrouve Sylvan Beach. Les quais sont très propres et la baignade est possible. Bien qu'il s'agisse d'un parc, il y a des maisons de ville tout près. On peut aussi accéder à une connexion Internet fournie par la bibliothèque locale.
Lors du passage des restes de l'ouragan Ike, nous étions à Brewerton et on a entendu et senti à peine le vent, car nous étions protégés par une structure élevée en béton ainsi qu'un pont en fer.
De Minetto à Brewerton, nous avons traversé trois écluses du canal Oswego et une du canal Erie :
C'est durant le parcours de Brewerton à Rome NY que l'on a traversé le Lac Oneida. Ce lac a environ une vingtaine de milles de longueur et est peu profond. Nous avons traversé deux écluses:
Les installations de Rome NY nécessiteraient quelques réparations. Par contre, il y a un impressionnant supermarché à proximité.
Ce sont encore des quais installés près d'un parc. Le genre de visiteurs varie selon l'heure du jour : au début de l'après-midi, il y a de tranquilles pêcheurs, ensuite c'est l'heure du vélo pour grand-maman, un peu de calme et entre 23 heures et une heure du matin, ce sont les jeunes hommes qui occupent le secteur (j'avais hâte qu'ils partent, car je n'étais pas rassurée).
De Rome NY à Amsterdam NY, nous avons traversé cinq écluses:
Finalement, j'avais un petit pincement de cœur lors que j'ai quitté ces canaux. Ce fut très agréable et ça valait le détour. Il y a toute une organisation autour de ces canaux, même des pistes cyclables. Les maîtres-éclusiers sont des personnes avenantes et pour la plupart sympathiques.
Le "decal" que j'ai mentionné précédemment est un autocollant avec un numéro permettant aux américains de nous identifier. Il est obligatoire depuis 2007 et il remplace le "Cruising Permit". Nous l'avons reçu le 11 septembre vers 11 heures le matin.
Notre départ vers Oswego s'est fait peu après. Il y avait des vents d'est favorables.
Avant même d'arriver à Oswego, on pouvait apercevoir un gros nuage produit par une immense cheminée. Elle sert à une usine nucléaire qui produit de l'électricité.
C'est au quai municipal, côté est, que l'on a passé la première nuit à Oswego. Il y avait beaucoup d'ambiance l'autre côté de la rive, chansonniers, guitaristes, etc.
Vendredi 12 septembre, opération démâtage qui s'est relativement bien déroulée, avec du vent du sud et de la pluie. Enfin prêts pour le passage dans les canaux de New-York.
Samedi, nous avons traversé la première écluse vers midi et vers 2:30 heures nous étions à Minetto. La nervosité nous fait faire quelques erreurs parfois : comme nous devions attendre l'ouverture du lock 8, on s'est amarré sur le quai municipal. Une personne est venue nous aider et je lui ai donné une amarre qui n'était pas attachée au bateau ... naturellement, il n'y a pas eu d'avaries, on s'est repris. Ensuite, à l'écluse 7 (lock) Donald a perdu une chaussure à l'eau, il a réussi à la récupérer.
D'autre part, il faut dire que s'est assez impressionnant de voir les barrages juste à côté des écluses. Voici notre parcours d'aujourd'hui :
À Minetto, Alto est amarré sur un quai dans un décor enchanteur (longueur de 125 pieds et profondeur d'eau d'environ 10 pieds). L'électricité est disponible et aucuns frais pour tout ça. De plus, il y a pleins de Wi-fi accessibles. Les photos sont disponibles dans l'album intitulé "canaux américains".
Nous voilà aux États-Unis depuis lundi matin, plus précisément à Cape Vincent dans l'Etat de New-York. Nous restons ici car il nous fallait un "decal" nécessaire pour tout bateau excédent 30 pieds. Ce "decal" devrait nous parvenir d'ici vendredi, via un General Delivery au bureau de poste tout près.
Cape Vincent est un petit village et il y a ce qu'il faut pour passer du bon temps. Du point de vue "historique", il faut savoir que Napoléon Bonaparte aurait passer quelques temps ici et son frère, Joseph, s'y est installé.
Lundi dernier, on s'est amarré au "Village Dock". Il y avait suffisamment de profondeur d'eau pour notre bateau (avec quelques herbes dans le fond). Ce quai n'est pas bien abrité des gros vents et, tout n'arrivant pas seul, il y a eu du vent suffisamment pour nous déranger la nuit. Il y a eu aussi des avertissements de waterspout (trombes d'eau), mais nous n'en avons pas vues.
Ce matin, nous avons déménagé le bateau au quai du Department of Environmental Conservation (D.E.C.). Nous pourrons y rester plus que 48 heures si nécessaire. L'administratrice nous a fait un très bon accueil et est d'une extrême gentillesse.
Par ailleurs, puisque notre "Decal" n'est pas encore arrivé, nous irons visiter l'aquarium du D.E.C.
À noter que je peux diffuser le site à partir d'un Café pas loin qui offre le Wi-fi. La propriétaire est une canadienne française et elle nous fait aussi un bon accueil. On peut dire que c'est la première fois depuis plusieurs semaines que nous rencontrons quelqu'un qui parle français.
Plusieurs personnes nous ont demandé des détails techniques, en voici quelques uns:
Nous avons pris une place à quai depuis quelques jours. Le voilier s'est transformé en quelque sorte en chalet sur le bord de l'eau. Cela a permis à Donald d'aller acheter le bois et de préparer la structure pour soutenir le mât lorsqu'il sera enlevé.
Au début de la semaine, nous partirons pour les États-Unis. Notre choix de passer par le Lac Ontario semble le bon. Il y a beaucoup d'ouragans en ce moment : Hanna, Ike et Josephine. Hanna taquinera davantage la côte est américaine et la Nouvelle-Écosse que l'Ontario.
Un petit vidéo de notre passage à Cap-à-l'Aigle est disponible sur YouTube. Le lien est dans la section "Arrivée à Québec". Une photo ou un vidéo ne rend jamais assez l'ampleur de la situation ... j'ai cessé de filmer car les vagues grossissaient.
Ça fait déjà trois jours que nous sommes à Picton Bay et nous y resterons encore quelques jours. Cela permet de nous reposer et de faire les lectures nécessaires pour préparer notre prochaine étape : les canaux Oswego et Érié (30 écluses).
Ici, les vents sont généralement légers, il n'y a pas de courant et l'eau est chaude. Il y a par contre beaucoup d'algues et c'est quasiment marécageux sur le bord de l'eau.
Le voilier est attaché à un tangon et nous utilisons le pneumatique pour aller à terre. Les réservoirs d'eau étant pleins et puisque nous avons suffisamment d'autonomie avec le panneau solaire et la génératrice, ça ne cause pas de problèmes. C'est aussi tranquille, car la limite de vitesses est fixée à 4,5 nœuds dans la baie. C'est une place qui attire davantage les voiliers et les pêcheurs que les bateaux à moteur, Seadoo et cie.
Picton est un village touristique, beaucoup de restos, de B&B et de petites boutiques. Il y a tout ce qu'il faut pour l'épicerie (Sobeys, M&M, LCBO, Beer Store) et un Home Hardware pour la quincaillerie. Tout est à 15-20 minutes à pieds.
L'accès Internet est disponible à la Marina. Le signal Wi-fi est trop faible de notre voilier, même avec l'antenne. Il y a aussi un Hotspot (accès Internet ouvert au public et sans frais) dans le village de Picton, mais le signal est également trop faible pour que l'on puisse l'utiliser d'aussi loin.
Avant d'arriver à Picton et après notre départ de Kingston, nous avons jeté l'ancre à deux endroits, i.e. :
Même en congé, les journées passent trop rapidement. Nous faisons quelques petits travaux qu'on avait pas eu le temps de faire avant de partir. Ça fait du bien de penser qu'il reste encore 11 mois de congé.
Nous sommes arrivés au Confederation Basin à Kingston dimanche vers midi après avoir fait quelque deux heures de voile au près. Notre bateau est performant au près (en moyenne 7,5 noeuds au près serré avec 20 noeuds de vent apparent).
Kingston est un endroit qui accueille de très gros bateaux. Notre voisin était un bateau à moteur de 56 pieds (de marque Carver). Ce n'est pas rare de voir ce genre de bateau ici.
Nous partirons demain matin vers la Baie de Quinte pas très loin.
Nous avons commencé à prendre les informations concernant le démâtage du voilier afin de passer les canaux d'Oswego et de Érié en direction de New-York. Cette étape se déroulera sans doute d'ici deux semaines.
Cette après-midi, Donald a filmé un aigle entrain de manger un gros poisson (qui bougeait encore). La nature est sans merci.
Avant Kingston, nous avons ancré le voilier à Brakey Bay au Nord de Wolfe Island. C'est un endroit fait pour les voiliers, d'ailleurs nous étions une vingtaine samedi soir. La température de l'eau était de plus de 80o Fahrenheit, le moment de la baignade quoi ! (n.b. le guide nautique que nous avons n'a jamais indiqué cet endroit ... je crois que c'est un secret mal gardé).
En partant de Smith Island, nous avions l'intention d'aller jeter l'ancre dans une baie de Hill Island, ce n'était pas une bonne idée. Cet endroit ressemble un peu au Saguenay, i.e. que la profondeur passe rapidement de 40 pieds à 5 pieds d'eau sans compter les roches. Après avoir dérangé deux pêcheurs au point d'ancrage (ceux-ci convenant que nous étions du même pays et que nous pouvions prendre la place), on a décidé d'aller ailleurs. Je me suis rappelé d'un point d'ancrage fourni lors d'un CafNav de l'association La Barque (en 2002) et c'est là que nous sommes allés. C'était vraiment bien, i.e. entre Hill Island et Club Island. La nuit a été tranquille, du moins plus qu'à Smith Island ou il y a un traffic "motorisé fou". Comme cette place est située entre deux iles, l'eau était beaucoup plus chaude, i.e. 84oF ... alors c'est la baignade !
Ce que Brakey Bay, Smith Island et Club Island ont en commun, ce sont les algues. Lorsque nous partons, nous devons nettoyer l'ancre de toutes ces herbes. Voir les photos de Smith Island :
Fait à signaler : entre Club Island et Brakey Island, nous traversons les 1000 iles. Il y a beaucoup de traffic dans un chenal étroit. Ça ne donne pas le goût d'aller visiter certaines iles proposées par notre guide. Il y a aussi des demeures impressionnantes sur le bord de l'eau.
Avant d'arriver aux 1000 iles, j'ai été voir ma grande amie Chantale. Nous n'avons pas beaucoup l'occasion de nous voir depuis qu'elle demeure à Cornwall. Ce fut vraiment agréable de la revoir ... allo Chantale... ainsi que sa soeur et sa nièce Cassandra.
La Marina 200 de Cornwall est très bien, on ne s'attend pas à tant. Il y a un resto très près ainsi qu'un centre d'achat à cinq minutes. C'est une marina à découvrir, il ne faut pas hésiter à y aller.
Il pleut en ce moment, c'est pourquoi je prends le temps de mettre le site à jour. Nous sommes rendus à la Marina de Valleyfield depuis le 16 août. L'accueil est excellent et ils ont le Wi-fi pour quelques dollars.
En arrivant, nous voulions aller au Vieux-Canal tel que le suggérait le Guide du tourisme nautique. Mais nous avions navigué depuis 8 heures le matin en partance de la Marina de la Ronde pour arriver à 19:30 heures. D'ailleurs, l'étroitesse du Vieux-Canal (18 pieds) nous inquiétait. C''est malgré tout un endroit superbe ! au centre-ville avec beaucoup d'animation. Pour y accéder nous devons franchir un pont tournant (pour le quai sans service) et un autre pont levant pour le quai avec service...
En passant, un autre rapport de position a été fait avec la Radio-Amateur.
Parlant de la Marina de la Ronde, ouin! On est parti le matin vers 7 heures de Sorel avec en moyenne deux noeuds de courant de face. Avec le vent du Nord, nous avons ouvert le genois quelques heures. Le fleuve étant un méandre, nous devons faire beaucoup de moteur. Nous avons utilisé le canal des plaisanciers tel que suggéré par les instructions nautiques du gouvernement du Canada - et c'est très bien ainsi. On voulait s'arrêter à une marina qui avait le Wi-fi et la seule qui l'avait c'est la Marina de la Ronde. Et même à cela, il était en défaut ...
La Marina de la Ronde a un charme particulier, c'est-à-dire que les montagnes russes sont à proximité et il y a beaucoup de bruit jusqu'à 21 heures. La fille à Donald est venue nous rejoindre pour la soirée, ce fut très agréable.
Départ le lendemain (16 août) à 8 heures pour prendre l'écluse St-Lambert qui ouvrait à 9 heures. Facile, il n'y avait que des embarcations de plaisance.
Ensuite, il y a eu l'écluse de Ste-Catherine à 10:15 heures - le temps de se rendre. Encore facile, les mêmes embarcations.
Après, c'est le tour des deux écluses de Beauharnois. Pour s'y rendre, nous devons traverser le Lac St-François. Le temps était merveilleux, le lac aussi, mais il n'est pas profond. Nous restons dans le chenal. À 14:15 heures, le maître éclusier nous fait entrer. Cette fois-ci nous ne sommes que deux voiliers. Super !
Après les écluses, il y a deux ponts levants à franchir. Le premier s'ouvre après les 10 minutes de notre arrivée, mais pour le Pont de Valleyfield, nous attendons environ une heure ... je pense qu'il attendait le cargo qui arrivait. Probablement, pour optimiser l'ouverture du pont. Ah!
Pour ce qui est de Trois-Rivières, ce fut passablement agréable. C'est vraiment une ville industrielle. La marina est située dans un parc, ce qui nous a donné l'occasion de prendre une bonne marche sur le bord de l'eau. Le départ de Trois-Rivières c'est fait dans le brouillard.
Du 7 au 10 août, nous avons passé quelques jours à Québec pour régler plusieurs formalités.
Ensuite, c'est à la Marina de Portneuf que nous avons fait une escale. C'est plus qu'une marina, c'est aussi un centre récréonautique. Leur réseau Internet sans fil était inutilisable.
Il y a aussi beaucoup de visiteurs et de motocyclistes qui font un arrêt au quai de Portneuf.
Le 11 août, un peu avant notre arrivée à la Rivière Batiscan, nous avons été assaillis par une orage électrique. Le vent soufflait à 30 nœuds du nord-est et les éclairs étaient autour de nous. Nous avons pris toutes les précautions habituelles. Pour ceux que ça intéresse, l'état de la mer était tolérable, des vagues d'au plus quatre pieds se sont formées au pire de l'orage. Quelle été !
Après avoir fait quelques ronds en face de la rivière Batiscan pour attendre que l'orage passe, nous y sommes entrer pour jeter l'ancre près de la marina. C'est un endroit enchanteur que nous apprécions beaucoup. Nous y restons une journée de plus pour se reposer et prendre du soleil. On est en vacances !
Notre premier "position report" en radio-amateur a été transmis, voir l'adresse suivante : http://www.winlink.org/dotnet/maps/PositionReportsDetail.aspx?callsign=VE2KIC
Voici également un lien vers notre album de photos : http://picasaweb.google.com/france.kirouac/Saison2008VoilierAlto
Arrivée à 12h30 à Trois-Rivières, mise à jour du site. Autres commentaires à venir.
Nous avons quitté Rimouski le 5 août en direction de Cap-à-l'Aigle. Plusieurs autres voiliers sont partis aussi. La journée a vraiment été agréable, beau vent et soleil. Il y avait beaucoup de pitounes sur l'eau (je veux dire des billots de bois).
Le lendemain, à Cap-à-l'Aigle, nous avons fait une brève rencontre de plaisanciers américains qui nous ont suggéré de consulter leur site Internet Geoff Schultz's BlueJacket Sailing Site. Ils ont visité les Bahamas il y a quelques années et c'est documenté.
Le 6 août nous sommes partis en direction de Saint-Jean-Port-Joli. Afin de pouvoir prendre la traverse St-Rock au bon moment, il faut faire un petit bout à contre courant. Le vent a forci 20-25 nœuds de nord-est et des vagues de plus de dix pieds se sont formées. Le tout s'est calmé du moment que le courant a changé de côté. Voici un petit vidéo pour illustrer un peu la situation :
Le 7 août, départ pour Québec. Belle voile avec pluie...

Un creux barométrique quasi-stationnaire fait en sorte que l'on n'a pas le goût de quitter le secteur. Ce sont des vents du nord-est avec des pointes à 30 nœuds. D'ailleurs, nous avons changé de ponton cette nuit car le nôtre a cédé à cause de la houle constante ... des embruns passaient au-dessus de la rade. p>
On est en vacances, on peut attendre le bon moment pour partir.
Compte tenu de ces conditions, on pense quitter la marina soit le 4 ou le 5 août avec une escale à Cap-à-l'aigle
Nous sommes arrivés le 30 juillet à 22 heures à la Marina après plus de huit heures de travaux intensifs à la maison ... sans oublier les travaux des mois précédents.
Nous avons rempli la voiture des bagages essentiels, vêtements, outils, papiers et encore et elle était pleine à craquer.
Et bien une voiture pleine signifie beaucoup de rangements à à faire dans le bateau ! Dans la tollé des choses à faire, un peu d'épicerie et des téléphones.
Nous pensons pouvoir partir samedi ou dimanche de Rimouski, car nous aurons une météo favorable pour aller vers Québec, i.e. vents de l'est ou aucun.
La mise à l'eau du voilier Alto s'est déroulée à 2:10 heures du matin à la Marina de Rimouski. Les conditions étaient agréablement favorables et nous étions rassurés par le professionnalisme de monsieur David Gleeson pour apporter le bateau à la rampe.
Un vent du nord-est soufflait légèrement et la marée s'annonçait à 15,7 pieds vers les 3:40 heures. Compte tenu du tirant d'eau de notre voilier et de la hauteur de la base de la rampe (quelques pieds au-dessus du zéro des cartes), nous devions attendre une marée d'au moins 13 pieds.
L'accostage s'est fait en douceur et le capitaine n'a rien perdu de son habileté à manœuvrer au quai.
C'est un début pour l'année 2008-2009.