Saison 2008-2009 Bahamas

 

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Dimanche 29 mars 2009 - Great Sale Cay, Abacos

Malheureusement, il faut penser à quitter les Bahamas pour remonter vers le Québec.

Une fenêtre météo s'annonce pour le 30-31 mars et nous voulions partir d'ici pour aller à Cape Canaveral (un déplacement de 24 heures et de 165 milles). Nous avons eu une météo personnalisée grâce à Louis et Claude du Petit réseau du soir (au 14150 sur la radio amateur). En passant, nous leur disons un très gros merci pour leur aide précieuse au moment opportun.

Cette météo annonçait des incertitudes dans le nord de la Floride et nous avons finalement opté pour aller avec nos amis ontariens vers Palm Beach, plus au sud.

La première nuit, nous avons couché à Great Sale Cay (une grande île perdue dans les Abacos à vendre). C'est aussi une ancienne base de surveillance de missiles). Nous avions aucune protection des vents de sud-est et nous nous sommes fait brasser presque toute la nuit. De plus, une belle orage "son et lumière" est venue nous stresser un peu.

Le lendemain, nous nous dirigeons à Memory Rock, un waypoint sur la carte nautique au  nord de West End des Bahamas.

Sur le chemin, deux dauphins viennent nous faire un spectacle d'adieux qui a duré plus de 20 minutes. Leur aisance à nager et à bondir autour d'Alto nous donne des frissons. Ils sont de bons compagnons de voyage

À Memory Rock, le waypoint, il n'y a aucune île, ni protection. Nous sommes ancrés sur le bord du Gulf Stream dans environ 15 pieds d'eau, et là, nous passons une mauvaise nuit dans notre machine à laver à se faire brasser pas à peu près... On quitte cet ancrage à la première lueur du jour, i.e. 6:30 heures.

Finalement, le parcours sur le Gulf Stream se passe bien et l''arrivée à Palm Beach est décrite sous la rubrique "Saison 2009".

 

Mercredi 25 mars 2009 - Green Turtle Cay, Abacos

Après un séjour à Marsh Harbour, nous décidons d'aller à Green Turtle Cay.

Pour aller à cet endroit, il faut passer par le fameux Whale Cay Channel. Ce passage est carrément dangereux s'il vente un peu trop et que la houle de l'Atlantique est trop grosse. Le jour où nous avons décidé de traverser n'était pas le jour idéal. La grosse houle de l'Atlantique et les vents d'une vingtaine de nœuds nous ont rendus un peu nerveux. Mais finalement, la houle de 10-12 pieds n'a pas déferlé au moment de la traversée du passage étroit et peu profond. C'est une expérience à vivre...

Nous avons couché dans la baie de New Plymouth aux abords de Green Turtle Cay pour la première nuit et, le lendemain, nous sommes entrés dans la baie appelée White Sound. Il faut y entrer à marée haute car le chenal n'a que 5 pieds d'eau à marée basse.

Green Turtle Cay est un autre coup de cœur, très bien protégé et surtout enchanteur. Encore une fois, ce petit village possède des charmes qui nous fait penser que nous y reviendrons un jour.

Durant notre séjour aux Abacos, nous avons eu plusieurs “happy hour”, dîners et soupers avec des Ontariens et des Américains. Ces heureuses rencontrent ont créé des amitiés qui devraient se poursuivre dans le futur. Chose curieuse, depuis que nous avons quitté Georgetown, nous n'avons rencontré que seulement quatre équipages québécois dans les Abacos  (Island Girl, Elija, Maeva et Seagull).

   

Lundi 23 mars 2009 - Marsh Harbour et Hopetown, Abacos

Nous passons une période venteuse à Marsh Habour et nous décidons de prendre le petit traversier pour aller visiter Hopetown.

Hopetown est un petit village touristique situé sur une île près de l'Atlantique. C'est définitivement un coup de cœur pour nous. Nous y reviendrons un jour car le bassin à intérieur de l'île protège de tous les vents et l'endroit est vraiment beau.

Nous avons dîné avec l'équipage du voilier Elija, encore du Grouper Hamburger au menu. Ensuite, nous avons visité  le fameux phare de l'île. Ce phare a été construit en 1864 pour arrêter le pillage des navires qui venaient s'échouer sur les rives de la barrière d'îles.

Avant la construction du phare, le pillage était une pratique systématique par les habitants de ces îles pour leur survie. Ce phare est encore opéré à l'ancienne, c'est-à-dire que la lumière est produite par une lampe au kérosène sous pression et que c'est un poids qui descend lentement dans la tour qui fait tourner le système de lentilles. Le gardien de phare doit monter dans la tour à toutes les heures et demies durant la nuit pour remonter le poids. J'ai voulu discuter avec lui, mais il était couché. J'ai bien compris qu'il dormait le jour et qu'il travaillait la nuit.

Au Québec, c'est dans les années soixante que ce système au kérosène et à contrepoids a été remplacé par une lampe et un moteur électrique. Donald en sait quelque chose car à cette époque, il allait passer quelques semaines à l'île Biquette avec sa soeur Estelle mariée à Patrice (qui était gardien du phare avec ses frères). Quels beaux souvenirs Donald conserve de cette époque où il n'y avait pas l'électricité, que la cuisine était faite sur le poêle à bois et que l'eau potable provenait de la pluie ramassée par le toit d'un bâtiment et stocké dans une citerne.

 

Mercredi 18 mars 2009 - Great Guana Cay, Abacos

Nous partons de Water Cay le 17 mars pour aller à Great Guana Cay.

Le beau petit vent portant m'inspire pour lever le spi symétrique. Nous réussissons à le faire en 7-8 minutes. Cette voile gigantesque et impressionnante est tellement belle à voir. Je me donne le défi de la lever en moins de deux minutes. Mais ça me prends des conditions de vent et de mer calme car manipuler 1200 pieds carrés de voile à deux, c'est pas évident. C'est une voile qui est habituellement utilisée avec un équipage plus aguerri et plus nombreux lorsqu'il vente le moindrement.

Après une nuit passée à l'extérieur de la baie à se faire brasser par la vague venant de l'est, nous avons pris un mooring à l'intérieur près de la marina. L'endroit est tout à fait charmant. Nous avons pris le temps de visiter ce beau petit village et même d'aller dîner au fameux Nipper's du côté Atlantique. Tous les jours sur la radio VHF 68, Nipper's s'annonce de façon volubile, on ne peut pas les manquer. Ils ont aussi une boutique près du resto où tout est identifié à leur nom.

À Great Guana Cay, le trafic des bateaux à moteur et une petite vague qui entre dans le bassin produisent un inconfort qui nous fait quitter l'endroit rêveur. Nous décidons de retourner à Marsh Harbour pour passer le prochain front froid.

   

Lundi 16 mars 2009 - Water Cay, Abacos

Après quelques jours en ville (Marsh Harbour), nous avions envie d'un endroit extra tranquille. Les vents du sud-est nous inspiraient pour aller à Water Cay. Cette baie n'est pas inscrite dans les guides comme un endroit de mouillage, donc il était possible d'y trouver la tranquillité recherchée. C'est effectivement ce que nous avons presque trouvé.

Water Cay a quelques infrastructures vraisemblablement démolies par un ouragan. Ça ressemble à un endroit où il y avait de la pêche.

On s'est promené avec notre pneumatique à proximité des plages ainsi dans les étangs. Il y a quelques épaves dont un camion et des pneus dans le fonds de l'eau, preuve de la présence de l'être humain. Du moins, ça n'empêche pas une raie d'occuper les lieux et de bondir hors de l'eau à l'occasion.

Nous pensions être seuls à cet ancrage, mais un bateau qui arborait un drapeau de pirate est venu s'installer à côté de nous. Il s'agit en réalité d'un voilier école avec au moins sept personnes à son bord, dont un instructeur et des jeunes venus pour y apprendre la vie en voilier.

Durant la soirée, ils ont pratiqué le cri de la "conch", un gros coquillage duquel on a retiré un mollusque (le lambi en français). À Québec on appellerait ce bruit le "call de l'orignal". Le cri de la conch est une pratique quotidienne de la part des plaisanciers un peu partout aux Bahamas vers 17 heures. 

 

Samedi 14 mars 2009 - Marsh Harbour, Abacos

Troisième ville en importance aux Bahamas, Marsh Harbour est une très bonne escale pour s'approvisionner. Il y a plus d'une très bonne épicerie, au moins trois quincailleries ainsi qu'un Business Office (genre Bureau en gros) et plusieurs boutiques de vêtements et de souvenirs. Mais curieusement, nous n'avons pas envie de magasiner !

Marsh Harbour est aussi un endroit bien protégé des vents (sauf nord-ouest) et le fond est de bonne tenue. Par contre, il y a trop de circulation de bateau à moteur qui font de la vague.

Marsh Harbour est bien organisée, assez propre, moderne, avec des produits et services plus accessibles et moins dispendieux qu'ailleurs aux Bahamas. Les connexions Internet sont payantes et dispendieuses. Durant la soirée, il y a des groupes rock qui jouent dans les marinas.

Bref, Marsh Harbour est un endroit pour se protéger des gros vents et se réapprovisionner et non pour se reposer.

Mercredi 11 mars 2009 - Une raie filmée par Donald

Une raie filmée aux Abacos par Donald >>

Mardi 10 mars 2009 - Tavern Cay près de Hope Town, Abacos

Le 7 mars, nous avons été coucher à Royal Island pour être plus près de notre point de départ pour les Abacos. Royal Island a une petite baie qui offre une protection contre pratiquement tous les vents. C'est une île ayant quelques résidences. Il y a un complexe hôtelier, club de golf et marina en construction. Malheureusement, tout ce projet est arrêté faute d'argent. Dommage que ce projet ait  vu le jour car il a dévasté une grande partie le l'île qui serait un petit paradis autrement.

Un riche américain l'avait compris dans les année 50 car il avait construit une résidence de luxe qui est en ruine aujourd'hui.

 

Finalement, le 8 mars à 6:30 heures le matin, nous partons pour les Abacos avec une fenêtre météo favorable. Vent de moins de 15 nœuds de l'est. Une houle de 4 à 7 pieds. C'est une traversée de 50 milles dans l'Atlantique avec une houle en direct du Portugal. Tout s'est bien passé.

Nous avons navigué au moteur et voile la plupart du temps car le vent n'était pas toujours assez fort. Mais il faisait beau tout de même.

L'arrivée dans le “cut” de Little Harbour s'est très bien passé malgré la grosse houle et les brisants chaque côté tout près.

 

Nous avons resté deux jour à l'ancrage et nous avons exploré les lieux en pneumatique. Nous avons vu un beau gros mérou, une couple de raie, de nombreuses étoiles de mer et des tortues. C'était très plaisant à voir.

 

Finalement, aujourd'hui le 10 mars, on vous écrit d'un endroit isolé, étant le seul voilier à l'ancre. Il y a des maisons en construction et une bonne connexion Internet. Voilà !

Dimanche 8 mars 2009 - Spanish Wells, Eleuthera

Après un passage rapide à Cat Island et à Eleuthera, nous voilà rendus à Spanish Wells. C'est une petite île au nord d'Eleuthera. La ville de 1500 habitants occupe pratiquement toute l'île. Elle vit principalement de la pêche et très peu du tourisme. C'est une ville charmante avec ses belles maisons colorées et de beaux aménagements paysagers pour beaucoup d'entre elles. Nous y retrouvons tous les services que les voyageurs comme nous avons besoin (grosse épicerie, poissonnerie, eau, essence/diesel, quincaillerie marine, etc).

Les endroits pour mouiller ne sont pas nombreux et protégés seulement des alizés. Pour passer un front froid, vaut mieux aller à Royal Island à quelques milles de Spanish Wells lorsque les tangons ne sont pas disponibles.

Nous avons pris un tangon (mooring) à 3 minutes de la ville. Il nous a coûté 80$ pour la semaine. Aucune vague de plus de 6-8 pouces ne se forme à cet endroit avec des vents inférieurs à 25 nœuds. C'est très bien protégé de toutes les directions à cause des hauts fonds et des rives.

 

J'ai particulièrement aimé le fait que pour se rendre au “dinghy dock”, il faut tout au plus 5 minutes et qu'il n'y a pas de vagues pour nous arroser.

Nous avons aussi revu Laura et Graham du voilier Sweet Chariot d'Ottawa. Nous les avions rencontrés à Brewerton et Waterford sur le canal Erie et nous souhaitions les revoir car ils sont vraiment sympathiques.

Bref, Spanish Wells est un coup de cœur pour nous.

Le 6 mars, nous avons décidé d'aller passer la journée à Harbour Island. Pour s'y rendre, nous avons pris le traversier “Bo Hengy II” à Spanish Wells et passer par le fameux Devil's Backbone. Ce passage est dangereux lorsque le vent souffle des secteurs Nord et Est. La houle et la vague venant de l'Atlantique sont très impressionnantes et les têtes de corail sont nombreuses sur un trajet sinueux. Je comprends pourquoi, il appelle ce chemin, la colonne vertébrale du diable... Les guides nautiques recommandent de prendre un pilote pour vous y amener avec votre navire.

J'ai été impressionné de voir le capitaine du Bo Hengy se faufiler à une vitesse de plus de 25 nœuds à travers les têtes de corail et une houle d'au moins 2 mètres.

 

Nous avons visité cette île en même temps qu'un autre couple de plaisancier qui avait le même intérêt que nous. Ce sont Merrill et Cindy du voilier Ambition que nous avons eu du plaisir à côtoyer durant la journée.

Harbour Island est une autre petite île avec une ville nommée Dunmore. C'est une île entièrement axée sur le tourisme. Les plages de sable rose y sont sûrement pour quelque chose. C'est un endroit magnifique et le tourisme haut de gamme y est présent. Il paraît que plusieurs stars vont y passer des vacances incognito. Même la famille royale la fréquente. Les Bahamas font partie du Commonwealth n'est-ce-pas !

Nous avons loué une voiture de golf pour faire le tour de l'île. J'avoue que cette voiture nous a permis de visiter plus d'endroits que ce que nous aurions fait à pied. La plupart du monde voyage en voiture de golf et je comprends facilement pourquoi. À servirait une vraie voiture sur une île de 4-5 kilomètres.

 

J'ai bien apprécié la marche sur la plage du côté Altantique. La vue est époustouflante. Nous avons pris un excellent dîner au Valentines Resort and Marina. La douceur du temps, les couleurs vives, la température parfaite, mon burger au poisson ainsi que nos nouveaux amis Merrill et Cindy ont fait de ce moment, quelque chose qui fait du bien à l'être.

Bref, cette visite nous a plu et nous sommes contents de l'avoir fait avec le Ferry. Y aller avec notre voilier demande une navigation risquée ou attendre une fenêtre météo qui n'arrive pas à toutes les semaines. De plus, les protections pour les fronts froids sont pratiquement inexistantes.

Dimanche 1er mars 2009 - Spanish Wells, Eleuthera

Ces dernières semaines, nous avons fait de la route et visité d'autres îles bahamiennes : Cat Island, Little San Salvador et Eleuthera.

Le 20 février, nous avons traversé l'Exuma Sound de GeorgeTown à New Bight sur l'île de Cat Island en combinant la force des voiles et du moteur sur une distance de  55 milles nautiques. On s'est ancré tout près de l'édifice du gouvernement sur une plage rocailleuse, tout de même sécuritaire parce que le poste de police était près. Il n'y avait que trois autres bateaux à l'ancre lorsque nous sommes arrivés.

Notre but était de visiter l'Hermitage du Père Jérôme, l'attrait principal de l'île. À noter que des panneaux routiers indiquent les endroits touristiques.

La visite de l'Hermitage a été très intéressante, nous avions à gravir une colline décorée d'un chemin de Croix. Une fois rendu au sommet, j'ai compris le choix de l'emplacement. Une belle vue de l'océan et de l'Exuma Sound sur la plus haute colline des Bahamas.

L'édifice est en bon état et sa taille est bien inférieure à l'idée que je m'en faisait avant d'arriver. Le Père Jérôme avait une petite taille ...

 

Le 21 février, on s'est dirigé plus au nord, i.e. à Fernandez Bay pour passer la nuit. Durant la soirée, on a réussi à communiquer avec nos amis Jean-Denis et Louise à Québec à l'aide de Skype ainsi que Nicole, la soeur de France. Ça fait du bien d'avoir des nouvelles de nos amis et de la famille.

Il n'y a pas beaucoup de places à Fernandez Bay, mais nous n'étions que deux voiliers. Durant la nuit, une houle a commencé à entrer dans la baie étant donné que le vent recommençait le tour de l'horloge, i.e. à virer au sud.

Le 22 février, on quittait Cat Island. Nous sommes partis sans visiter Arthur's Town, l'endroit où est né Sydner Poitier. On s'est dirigé vers Little San Salvador, une île qui appartient à une agence de croisière.

La partie entre Cat Island et Little San Salvador a été faite à voile sur une distance de 40 milles nautiques. Le vent était léger et du nord-est.

Les profondeurs d'eau entre ces destinations sont en moyenne de 25 à 50 pieds. Nous avons contourné plusieurs têtes de corail ... avec la ligne à pêche  ...

Enfin ! une pêche fructueuse. Le premier poisson était un "Jack" assez dodu, mais la ligne a cassé avant que l'on puisse le mettre dans l'épuisette. Nous n'avons pas raté le deuxième poisson, un autre "Jack" mais beaucoup plus petit. D'après notre guide "Sport of Fish of the Atlantic" c'est un Almaco Jack, excellent à manger. D'ailleurs, nous avons partagé ce poisson avec l'équipage du Island Girl en plus des langoustes qu'ils avaient pêchées dans la journée. Quel repas délicieux avec des gens plaisants.

 

La température était à son meilleur lorsque nous sommes arrivés à Little San Salvador. Il n'y avait que le voilier Island Girl à l'ancre dans cette magnifique baie. On s'est placé à côté d'eux, proches de la plage.

Nous avons été bien accueillis par le responsable de l'île qui nous a permis de la visiter. Il nous a fait part de l'arrivée d'environ 4000 croisiéristes pour le lendemain, une grosse journée l'attendait.

Les installations hautement touristiques sont très modernes, les plages réservées à la baignade sont balisées et il y a des chaises longues qui attendent les touristes. Le truc c'est d'offrir une panoplie d'activités lorsqu'ils arrivent, i.e. la plongée en apnée, une balade dans les sentiers agréablement aménagés, des boutiques, des bars, des chevaux, de la voile, etc.

Question météo, on devait partir le lendemain. Et puis, toutes ces installations n'étaient pas pour nous, dommage!

 

Le 23 février, on a quitté notre ancrage de Little San Salvador pleines voiles en direction d'Eleuthera. Deux paquebots arrivaient sur les lieux avec les quelque milles passagers.

La  journée ressemblait à un jour d'été du Bas du Fleuve ... je veux dire que c'était nuageux et venteux avec une température à environ 20° C.

Durant notre trajet, on avait un petit bout à faire avec la houle océanique. Une vague bien formée de 6 à 7 pieds, mais suffisamment confortable pour notre voilier. Le vent soufflait du nord-est à plus de 20 nœuds.

Notre première escale à Eleuthera a été Rock Sound qui a la réputation d'être bien protégée si on déplace le bateau en fonction des vents.

Autres constatations : On est entré avec une marée montante et nous avons toujours eu suffisamment de profondeur d'eau. On s'est ancré après le quai du gouvernement et c'était encore plus profond.

Il n'y a pas vraiment de dinghy dock invitant. Le pneumatique peut être attaché sur les rochers près du restaurant ou au quai de Dingle Motors (mais ça assèche à la marée basse et c'est rocailleux).

L'épicerie n'a pas l'envergure annoncée dans les guides, celle de Long Island est beaucoup mieux. Mais il y a un Liquor Store où on peut acheter en grande quantité pour un bon prix. N'oubliez pas que les Liquor Store plus au nord de Eleuthera se font plutôt rares.

Il y a quelques boutiques à souvenirs et des restaurants. D'ailleurs on est allé souper chez Sammy avec l'équipage du Island Girl. Ce restaurant fait partie des bonnes tables de Bahamas. J'ai pris du Mérou à la Créole qui était excellent,  servi avec des légumes et des frites. Pour deux personnes avec une bouteille de vin 56 $.

Enfin, je pense que les guides tentent de revamper Rock Sound pour le rendre accueillant, mais en réalité les infrastructures à Rock Sound ne facilitent pas la vie aux plaisanciers.

 

Le 25 février, on est parti de Rock Sound et direction de South Palmetto Point. Vu les vents assez forts, nous voulions un ancrage sécuritaire avec des fonds marins ayant une bonne réputation.

On a fait le trajet complètement à voile, au près serré. Le vent du nord-est variait de 20 à 25 nœuds. La mer était très courte et formée, on s'est fait laver à l'eau salée.

Arrivés à South Palmetto Point, on a essayé de s'ancrer près du quai gouvernemental. Le fond était trop rocheux. Nous avons décidé d'aller s'ancrer plus près de la marina. Le restaurant "Dolce Vita" à côté de la marina est à découvrir selon l'équipage du voilier Island Girls.

Le 26 février on s'est dirigé vers Hatchet Bay, considérée comme étant une des meilleures protections aux Bahamas. Ce n'est pas vraiment joli, mais nous avons pris un tangon offert par le gouvernement "gratuit". Cette fois-ci, on peut dire que c'est mieux qu'annoncé dans les guides selon les conversations que nous avons eues avec deux autres capitaines qui connaissent un peu l'endroit. Il y a un très beau dinghy dock.

 

Toutefois, comme on a été très gâté avec les belles plages, on s'en va le lendemain. Cette fois-ci pour Royal Island, plus au nord.

Pour se rendre à Royal Island, nous devons traverser une passe très étroite avec du courant. C'est le bon moment pour y aller car la température est au rendez-vous et la marée aussi.

Avant d'arriver à la passe "Current Cut", nous avons fait le trajet à la voile et au moteur. Nous avons eu la visite d'un dauphin qui s'est amusé quelques minutes à l'avant du voilier.

Après la passe, le trajet a été fait totalement à la voile, au près serré. Ce fût une très belle voile dans des conditions idéales.

Rendus à Royal Island, nous découvrons un endroit en construction. En effet, marina à venir, terrain de golf et quoi d'autres ... Donald est allé visiter un petit "Resort"  en ruine datant des années 50. D'après ce qu'il en reste, ça devait être un bel endroit pour y passer des vacances.

C'est très tranquille, il n'y avait que six bateaux à l'ancre. Un léger trafic est généré par les quelques habitants de l'île. 

 

On pourrait passer le prochain front à Royal Island, mais on décide d'aller à Spanish Wells. Ce village est différent de tout ce que nous avons vu aux Bahamas : des maisons en excellent état, de toute couleur.

Nous décidons de rester quelques jours. On doit prendre une décision sur notre prochaine destination. On n'a pas vraiment visité Eleuthera, on pourrait aller à Harbour Island du côté Atlantique ou encore traverser aux Abacos, plus au nord.

Pour se rendre dans le havre de Spanish Wells, nous avons attendu la marée montante. Le havre est très étroit et il y a beaucoup de bateaux de pêche (modernes et propres). Nous avons pris un tangon qui se trouve dans une passe étroite. La plage est proche du bateau à la marée basse, très très proche.

Le responsable nous a dit que le tangon sur lequel nous sommes attachés est très solide, c'est un gros moteur. Bravo pour la récupération !

Nous passerons les prochains jours ici.

  

Lundi 16 février 2009 - Conception Island, Bahamas

Le 13 février, nous partions de Calabash Bay (Long Island) vers Conception Island, une île située encore plus loin dans l'Atlantique.

Conception Island est un parc et elle n'est pas habitée. Il est préférable d'y aller lorsque les vents sont des secteurs est et pas trop forts, sinon, la houle qui entre fait rouler le bateau. On peut dire que c'est un endroit magique, tant pour la beauté de l'endroit,  les coraux que l'on y retrouve, mais aussi pour l'étang à l'intérieur de l'île qui abrite des tortues. 

  

Cet étang est accessible par un petit passage qu'il faut prendre à marée à mi-marée montante. Une fois entré à l'intérieur, il est facile d'explorer les kilomètres de cet étang fabuleux. L'eau est d'une clarté incroyable, les mangroves sont omniprésents et les tortues nombreuses. Sans compter les poissons que nous pouvons voir facilement près des mangroves.

 

Les tortues d'une longueur de 15 à 18 pouces sont plus difficiles à voir de près car elles sont farouches et rapides pour se sauver. Nous avons quand même été capables d'en photographier de près.

Il y avait 19 bateaux durant notre séjour dont les voiliers du Québec:  Island Girl, Guyanne ainsi que Mon île. Nous avons passé du bon temps avec eux notamment lors d'un 4 à 6 sur la plage et en faisant de la plongée sur les têtes de corails.

 

 

Le 16 février, nous retournons vers GeorgeTown, environ 40 milles nautiques, pleine voile et allure au près serré. Le voilier filait à 6,5 nœuds avec un vent apparent de 14 nœuds. Le vent était d'une stabilité en direction et en force que nous avons rarement vue. Donald a ajusté les voiles et le pilote automatique et nous avons filé plus de trois heures sans faire aucun ajustement. La température chaude et l'océan un peu plus calme ont également contribués à faire de cette traversée, la meilleure que nous avons connue à voile jusqu'à maintenant.

 

Jeudi 12 février 2009 - Trajet Long Island, GeorgeTown

Pour se rendre à Salt Pond de Long Island, nous avons pris la route qui descend jusqu’à Little Exuma Island et Hog Cay et ensuite, nous avons changé de cap, i.e. de White Cay Bank à Indian Hole Point, vers Long Island. Cette route a suffisamment de profondeur d’eau pour notre voilier.

Quand on est parti, les vents étaient de l’ouest-sud-ouest de 15 à 20 nœuds. Nous étions au grand largue et c’était très agréable. Lorsque nous avons changé de cap, nous avions une allure au portant avec un vent plus à l’ouest.

Lorsqu’on est arrivé à Thompson Bay (près de Indian Hole Point), le front est passé et le vent est devenu plus ouest-nord-ouest. On peut s'ancrer près de la plage avec environ 7 pieds de profondeur d'eau. Les guides indiquent que cet endroit est bien protégé de tous les vents, mais surtout ceux du nord et de l’est. Pour ce qui est des vents sud-ouest et ouest, ça serait tolérable en raison du fond de bonne tenue et de la courte durée des vents d’ouest en général.

On est arrivé avec des vents de l’ouest-nord-ouest à 20 nœuds et on peut dire que c’est relativement bien protégé. Jusqu’à maintenant nous avons eu des vents du nord-nord-est, nord-est et est-nord-est et c’est confortable. Toutefois les vents de plus de 25 nœuds rendent la navigation avec le pneumatique un peu trop mouilleuse. Il faut se diriger vers l’île et longer la côte pour aller au dinghy dock du Island Breeze Resort.

Il y a aussi une plage au fond de la Thompson Bay où on peut laisser notre pneumatique. La route n’est pas tellement loin. De plus, il y a un puits pour la douche et les lavages. Je ne sais pas si l'eau est potable, mais il faut la filtrer pour éviter d'avoir des dépôts.

Enfin, le 12 février, nous nous sommes dirigés vers Calabash Bay en voilier. Nous avons profité de la marée haute pour prendre la route la plus directe vers le nord. L'ancrage à Calabash Bay est rouleur, même par petit vent. La houle de l'océan contourne l'extrémité de l'île qui est proche.

Mercredi 11 février 2009 - Long Island, Far Bahamas

Nous avons visité la partie nord de Long Island en voiture. Nous sommes arrêtés au Stella Mary Resort, du côté est de l'île. Ce complexe hôtelier a la particularité d'avoir une piscine creusée dans la pierre qui se remplit par les vagues de l'océan.

 

Ensuite, on s'est dirigé vers Cape Santa Maria en face de Calabash Bay de l'île. Il y a aussi un complexe hôtelier qui appartient à des canadiens. L'endroit est vraiment bien décoré et de bon goût. Nous avons été voir Hoosie Harbour un peu plus loin. L'endroit est vraiment magnifique. La couleur et la texture du sable fin comme de la farine, la couleur et la transparence de l'eau font de cet endroit quelque chose à voir.

 

Et puis, on est retourné au Blue Hole ayant 660 pieds de profondeur pour l'admirer encore une fois et y faire un peu de plongée en apnée. Un jeune homme s'y trouvait également, il dit détenir le record mondial de plongée en apnée. Il retient son souffle jusqu'à 300 pieds de profondeur. Il utilise une plate-forme installée dans le Blue Hole lui permettant de s'entraîner. Difficile à imaginer n'est-ce pas? Lorsqu'il nous sera possible, nous ferons une recherche sur Internet pour en savoir plus.

 

Lundi 9 février 2009 - Long Island, Bahamas

Après plus de deux semaines à GeorgeTown , nous avons décidé de partir pour Long Island. Les prévisions météo annonçaient du vent très fort du secteur nord-ouest lors du passage d’un front froid. Après réflexion, j’ai pensé que c’était le vent idéal pour se rendre vers cette île située à 35 milles plus au sud-est de GeorgeTown . Alors que plusieurs autres bateaux allaient s’ancrer dans d’autres baies pour une meilleure protection, nous quittons notre belle baie de "Sand Dollars Beach" à GeorgeTown à 9 heures le matin le 3 février.

Le trajet s’est très bien déroulé avec un vent de 15 à 20 nœuds et le coup de vent annoncé s’est produit lorsque nous sommes arrivés à Thompson Bay à Long Island. Finalement. il n’était que de 20-25 nœuds.

J’ai eu tout de suite le coup de foudre pour cette île. Il n’y avait qu’une vingtaine de bateaux, la baie est très grande et bien protégée de tous les vents sauf du sud et sud-ouest (dont la protection est semble-t-il tolérable lorsque les vents sont forts). Le passage des fronts froids dans cette baie ne devrait pas être si pire car les vents du secteur ouest sont habituellement faibles. Par contre, la protection des vents du nord-ouest au sud-est devrait être excellente.

Le fond est de très bonne tenue et l’ancre nous tient très bien avec des vents de plus de 25 nœuds. Le seul point négatif de cet endroit est que l’eau n’est pas claire. Elle est embrouillée à cause du sol marin qui est un sable très fin et de vase qui rend l’eau très opaque. Il n’y a rien de parfait.

Long Island est une île de 140 km de long et de 7 km à son plus large. Elle est habitée par 3500 habitants répartis dans une quarantaine de communauté. Une belle route la parcoure d’un bout à l’autre.

Les habitants sont très accueillants et tout le monde vous salut, même ceux en voiture vous font signe de la main lorsque vous marchez sur la route.

Cette île est productrice de légumes et de fruits. Il y a aussi l’élevage de moutons et de chèvres. Elle n’est pas tellement développée d’un point de vue touristique. Pourtant, elle est ce que nous avons vue de plus beau ici aux Bahamas à venir jusqu’à maintenant.

Nous avons aperçu le voilier "Mon Île", le seul bateau québécois dans la baie. Nous avions rencontré Carolle et Yves à quelques reprises dans le passé et nous les avions trouvés bien sympathiques. Un appel sur le VHF pour leur signaler notre présence et nous voilà partis pour de futures agréables rencontres et randonnées sur l’île.

Le 4 février, les gens de GeorgeTown ont organisé une régate amicale jusqu’à Thompson Bay. Il est arrivé une quarantaine de bateaux dans l’après midi. Il y avait plus de soixante bateaux dans la baie et il restait de la place pour deux fois plus d'embarcations. Le lendemain, plusieurs bateaux quittent l’ancrage pour un retour à GeorgeTown ou d’autres destinations.

Le 5 février, nous avons loué une voiture avec Carolle et Yves et nous nous dirigeons vers la partie sud de l’île. Premièrement, aux Bahamas, les voitures ont le volant à droite et nous roulons à la gauche de la route. Comme Donald a été désigné le conducteur officiel pour faire tout le trajet de la journée, il a dû s’adapter. Finalement, il a réussi à prendre l’habitude de rouler à gauche. Mais ce n’est pas évident car il faut y penser. De plus, les moutons et chèvres sont en liberté et il faut être vigilant car ils peuvent traverser la route en tout temps. D'ailleurs, il a dû freiner rapidement lorsqu’un coq a décidé de traverser la route.

 

Il y a plusieurs éléments très intéressants à visiter et une journée n’est pas suffisante pour faire la partie sud. Cependant, nous sommes arrêtés aux endroits suivants :

 

 

En cours de route, nous sommes arrêtés à quelques commerces et épiceries. Nous avons même acheté du pain et des gâteaux au rhum tout à fait délicieux. Au village de Salt Pond, nous avons acheté du poisson et de la langouste que nous avons dégustée le lendemain lors d’un plaisant souper avec Carolle et Yves. Ce fut une très belle journée à faire du tourisme comme nous voulions le faire.

Il faut prendre le temps d’explorer et de découvrir les richesses naturelles de ce pays extraordinaire. Pour ceux qui aiment la nature, c’est vraiment un endroit fantastique.

Le début, arrivée aux Bahamas à Georgetown >>


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2009-12-06 (voir Note)